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 Tiha voda brege dere || Still water cut through hills - Tomislav

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MessageSujet: Tiha voda brege dere || Still water cut through hills - Tomislav   Jeu 1 Sep - 22:40


Personnel
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Pravila Igre - Okovano srce

KOVAČEVIĆ Tomislav


Portrait Chinois

Si tu étais...
Un animal : Ours
Une fleur : Iris
Un élément : L'eau
Une saison : Le printemps
Une planète : Mars
Une pierre précieuse : Turquoise
Une ville : Zagreb
Une couleur : Rouge orangé
Un objet : Violoncelle
Un dessin animé : Les 101 dalmatiens
Une créature légendaire : Géant
Un fruit : Raisin
Une odeur : Terre humide
Un bruit : Feuilles mortes craquant sous les pas
Un plat : janjetina ispod peke (de la viande d'agneau cuite sous une cloche en fonte avec des pommes de terre)
Un personnage historique : Josip Jelačić
Descriptions

Il était sorti de derrière le comptoir. Une démarche lourde, pesante, audible. Le slave savait avoir des gestes minutieux mais ses déplacements étaient dépourvus de discrétion. C’était donc un paradoxe entre ses doigts habiles à l’ouvrage, sans brusquerie, et l’ensemble de son être, tenant moins du danseur que du camion de déménagement. Tomislav tira une chaise et s’y installa, récupérant son violoncelle au passage. L’archet prenait place dans l’une de ses larges mains tandis que l’autre supportait le manche de l’instrument imposant, tel son propriétaire. Si le slave n’était pas excessivement grand pour un homme du haut de son mètre 82, il était massif, ceci étant dû en partie à une ossature lourde. En réalité c’était un savant mélange d’ossature, de muscle et de graisse, à peu près comme n’importe quel être humain de ce monde. Mais mis à nu on se rendait vite compte que si la musculature de ses membres ainsi que de ses épaules était dessinée, ce n’était pas le cas pour son ventre et son torse. Faisant du football en club depuis son enfance il avait des jambes solides et aptes à un effort d’endurance. Ce n’était pas la personne la plus rapide que l’on pouvait trouver mais au moins il courait longtemps. Ses bras semblaient capables de supporter des charges lourdes. Plusieurs fois il avait rendu des petits services dans sa ville natale pour réparer quelques maisons. Rien d’énorme, pas forcément le travail d’un ouvrier en bâtiment, mais porter des planches, les fixer…

Par contre, bon vivant qu’il était, il avait un petit ventre avec un volume souvent camouflé par ses vêtements. C’était surtout la bière qui faisait ça. Globalement cela ne jurait pas avec sa structure. Ses épaules et son visage n’étaient pas connus pour leur finesse non plus. En tout cas ce que l’on pouvait dire de lui c’est qu’il était très masculin. Une fois assis sur la chaise, il cala l’instrument puis commença à jouer un air qu’il avait en tête. Il portait une chemise blanche, aux manches remontées au niveau des coudes ainsi qu’une cravate bleue. Généralement il avait un style qui se voulait bien habillé, il avait des vêtements de bonne qualité, choisit avec soin. D’autres fois il avait des tee shirt avec des références nerd, principalement des groupes de rock ou des séries. Plus rarement il arborait une tenue de football, celle de l’équipe nationale de Croatie dont il avait nombre de maillots. C’était souvent ces soirs de matchs importants, d’Euros ou de Coupe du Monde, qui le voyaient vêtir le maillot à damier.

L’archet frotta les cordes, d’abord lentement et plaintivement, puis plus rapidement. Ses mains épaisses, à la peau claire de par ses origines slaves, bougeaient rapidement, reproduisant des gestes travaillés de nombreuses fois sous la tutelle d’un professeur. Si Tomislav était plutôt clair de peau pour quelqu’un venant d’un pays méditerranéen, il bronzait sans trop de soucis, s’exposant parfois de longues heures au soleil peu protégé. Cette peau était soulignée d’une pilosité épaisse et foisonnante, brune. Elle était très présente sur son torse et le long de ses membres, offrant au jeune homme le privilège de pouvoir être associé à l’ours, ce qu’il acceptait avec un sourire amusé. Le jeune homme ne souriait pas spontanément, ses expressions au repos étant plutôt sérieuses. Une fois en confiance cependant il pouvait produire un large panel d’expression joyeuses, simplement il ne fallait pas prendre personnellement son manque de sourire de façade au premier abord.

En tout cas quand il jouait, il semblait concentré, ses sourcils droits et bien tracés obscurcissaient son regard, légèrement froncés. Son front peu large, du fait de sa chevelure abondante, en prenait quelques rides. Il s’investissait pleinement, avec toutes son expression, ses lèvres fines mais plutôt visibles arquées dans une expression qui ne variait pas de trop. Globalement il avait des traits larges et carrés, son menton et sa mâchoire agencés de sorte à ce que tout soit tracé en traits droits, distinctement. Son nez, prenant sa base au milieu de ses sourcils peu écartés, était long, aquilin et droit. Ses yeux, peu longs, étaient d’un gris clair assez uniforme, profond. Généralement expressifs, on dirait presque qu’ils ouvraient une fenêtre sur son âme.

Le violoncelle exprimait les dernières notes du morceau et le joueur se redressait, lui qui était courbé sur son instrument. Il passa une main dans ses cheveux, quelque peu en bataille du fait de ses mouvements de tête involontaire. Tomislav en avait une masse incroyable, d’un châtain foncé, tellement foncé qu’il était souvent pris pour du noir. Laissés en mèches arrangées devant et courts derrières, ses cheveux étaient généralement bien coiffés, travail oblige. Il portait aussi une barbe généralement taillée courte le long de son visage, quoi qu’il pût parfois la laisser pousser un peu plus. Le croate était rarement totalement glabre et en général lorsqu’il se rasait totalement tout le monde le remarquait. Autrement, il portait une chaîne en argent avec sa croix catholique dessus, un petit pendentif discret qu’il portait habituellement sous sa chemise.

Malgré une apparence élégante et plutôt recherchée, il était tatoué sur tout le haut des bras et le dos avec des phrases et icônes catholiques. Il tenait à ses tatouages et ne rechignait jamais à les exhiber en général. La voix du jeune homme était grave est profonde, en aucun cas rauque, davantage chaude et rassurante. Ca contribuait aussi à faire de lui quelqu’un semblait digne de confiance…



Cette prestation terminée, il s'attendait à ce qu'on lui demande de jouer autre chose, ou du moins à avoir les applaudissements du public. C'était qu'il était fanfaron à sa façon, sûr de lui et de ses capacités. Parfois, il estimait tellement avoir raison qu'il se vexait qu'on le contredise trop. Susceptible le croate ? Beaucoup de choses pouvaient le faire se braquer à vrai dire. Depuis la référence insultante a sa famille jusqu'a pressenti qu'on le prenne pour un imbécile, tout cela pouvait le rendre irascible, grognon, profondément mauvais et refermé. D'autant qu'une fois qu'il considérait être meurtri de l'intérieur, il était du genre à en garder une rancune tenace, un souvenir lui permettant d'établir facilement la liste de ceux l'ayant blessé. C'était qu'il avait sa fierté le croate, une fierté n'étant pas de l'orgueil mais plutôt de l'estime de soi.

Malgré cela il n'était pas profondément mauvais. Au contraire, même si au premier abord il n'affichait pas toujours le sourire le plus rayonnant c'était quelqu'un d'ouvert et accueillant, ayant le sens de l'hospitalité. Pas particulièrement altruiste mais il aimait accueillir, et plus qu'accueillir il aimait fêter. Toutes les raisons étaient bonnes pour en faire des fêtes, pour dresser la table et donner une ambiance enjouée et joyeuse. En même temps il était hédoniste dans l'âme, en tant que tel il ne laissait pas passer d'occasions pour s'accorder quelques plaisirs. Généralement dans la nourriture ou la boisson d'ailleurs, car en bon vivant invétéré il se faisait un point d'honneur à avoir le meilleur dans ce qu'il consommait. Lui même aimait cuisiner et avait du mal à concevoir qu'on plat préparé puisse avoir un quelconque intérêt. Par contre les fast food l'intéressaient, bien qu'il n'y passe pas sa vie. Ayant un coté traditionnel, bien que ne prenant pas le pas sur la vie de tout les jours a chaque fois, il ne supportait pas certaines choses comme l'air conditionné qui lui donnait des rhumes régulièrement.

Tomislav avait également un besoin fort de servir de protecteur à une cause ou à une personne. Déjà parce que cela lui fournissait une excuse pour se battre, lui qui avait le sang chaud et un tempérament emporté pour certaines choses, mais aussi parce qu'il était terriblement possessif avec les personnes qu'il appréciait par moments. Pas toujours. Pas pour tout le monde. En tout cas, on pouvait compter sur sa loyauté sans failles à partir de la, ou du moins difficile à faire plier. Il était rare qu'il trahisse qui que ce soit, ayant horreur de cela lui même, la trahison étant pour lui la pire des choses pouvant arrivait à quelqu'un. Peut être parce qu'il mettait du temps à vraiment accorder sa confiance, cachant ses problèmes même à des proches, peu désireux d'être vu triste ou en détresse. Pour lui c'était plutôt indécent d'exposer certains sentiments à la vue de tous.

En amour il était romantique, ne concevant pas l'acte sans les sentiments et ayant de nombreux principes. Étant un homme élégant et prenant soin de ce qu'il montrait, il n'attendait néanmoins pas toujours que sa compagne soit du même acabit, bien que l'apparence physique compte. En tout cas, une fois en couple, c'était un homme bienveillant et aimant, quelque peu jaloux. Dans le reste de ses rapports c'était un amateur d'humour, ayant tendance à plaisanter de façon pince sans rire et parfois avec un cynisme désabusé. Sinon il était direct, n'allant pas par quatre chemins pour exposer sa volonté, sans toujours chercher à être arrangeant. Parfois, il se montrait également particulièrement indiscret tant il était direct.

Dans son travail, une fois intéressé il se montrait patient et minutieux. Plutôt rationnel et lisant peu, il était scientifique dans l'âme bien que croyant et catholique fervent. Pour lui le créationisme et les théories de l'évolution allaient de pair, la religion et la science n'entrant pas en conflit. Pourtant, il pouvait se montrer assez fatalistes quant à certains sujets. Ce qui lui faisait majoritairement défaut était un sens de l'ordre, car on pouvait aisément le qualifier de "bordélique".

Ses centres d'intérêt étaient divers : Il pouvait se montrer un chauvin en puissance, ne tarissant d'éloges sur son pays natal et aimer des choses n'en provenant pas. Sinon il était quelqu'un de sportif, nourrissant une passion certaine pour le football et un interêt particulier pour tout les sports ou les croates pouvaient s'illustrer. La musique étant plutôt présente dans sa vie car jouant du violoncelle, il n'était cependant pas le meilleur amateur de classique et aimait plusieurs groupes de rock ainsi que de la pop. Il n'était pas rare de le voir avec un tee shirt estampillé Nirvana ou de l'entendre fredonner quelques paroles de Thirty seconds to mars. En matière de films et séries, il était surtout amateur de Games of Thrones, dont il connaissait visiblement la plupart des épisodes par coeur et Harry Potter, s'étant fait tatouer le symbole des reliques de la mort sur l'avant bras...

Histoire

« Entre nous, je crois que ma première bière j’étais minot, je devais avoir quoi… 5, 6 ans à tout casser »

Ce qui n’était pas vraiment faux en soi. La ville qui avait vu naître le croate se nommait Karlovac. Rien d’incroyable, me diriez-vous, un petit patelin d’ex Yougoslavie dont personne n’avait entendu parler. Mais cette ville était également nommée « la ville aux quatre rivières » pour sa position au croisement de la Korana, Kupa, Mreznica et Dobra, mais ça ne fait que des noms et plus et des précisions géographiques plutôt inutiles pour raconter cette histoire. Ce qui était vraiment important, c’était que Karlovac était sans aucun doute la cité de la bière croate, là où se trouvait la brasserie de l’une des bières les plus consommées de ce pays de l’adriatique. C’est si important, parce que c’est dans cette même ville que Josip et Ivana Kovacevic, fraichement mariés, avaient décidé d’ouvrir un bar qui porteraient leurs espoirs de vie future ainsi qu’un moyen d’assurer l’avenir de leur enfant à venir.

«  Mais bon, la bière ça a jamais été le plus important dans ma vie. Non, tu sais, la famille. Ça c’est vraiment important »

Josip était un gars du coin. De la Lika. La maison familiale se situait dans Karlovac, un peu excentrée. Elle semblait vielle comme le monde, peut-être parce qu’à chaque fois qu’il fallait la rénover on le faisait à la main. On en rigolait de cette vielle baraque, mais c’était le coin de paradis de famille Kovacevic. Josip était un patriote, un vrai patriote, il avait fait la guerre contre les serbes et avait fini par nourrir contre eux une haine solide. La plupart du temps il évitait de parler de cette désastreuse guerre d’Indépendance qui lui avait pris son père, laissé sa mère meurtrie et leur maison en piteux état. Prononcer le nom de Slobodan Milosevic en sa présence revenait à chercher à le plonger dans une colère et une amertume solide pour tout la journée. Mais Josip était un homme bon qui avait le sens des choses et des affaires et le garage c’était son idée. Evidemment, puisque sa femme, Ivana, originaire de l’ile de Pag, était diplômée professeur de physique. On l’avait assignée à Karlovac pour qu’elle enseigne à l’université de la ville, prestigieuse puisque cette université avait été celle de l’illustre Nikola Tesla. Dont elle ne tarissait pas d’éloges lorsqu’il s’agissait de l’évoquer. C’était une femme conciliante et plutôt ouverte, tellement conciliante qu’elle avait abandonné son travail pour suivre le projet de son mari qu’elle avait rencontré lorsqu’il était rentré dans sa ville natale, en permission de son poste de soldat. Ils s’étaient mariés trop tôt, la guerre battait encore son plein dans le pays et dans la ville même. Tomislav, lui-même était né trop tôt, en 1992.

« On parle beaucoup de la guerre, mais en vérité je fais partie de cette génération qui ne s’en souvient pas. Je me souviens simplement qu’il a fallu beaucoup construire, au pays »

Lorsque le petit garçon faisait ses premiers pas dans la cité construite en forme d’étoile à six branches, il était le plus souvent avec sa mère et sa grand-mère paternelle qui vivait dans la maison avec eux. C’était un enfant plutôt imaginatif, au grand bonheur de sa grand-mère qui pensait qu’il ferait un bon artiste. Sa mère le voyait plutôt comme un grand scientifique, elle l’introduisit par ailleurs très tôt à aider de ses petites mains à construire toutes sortes de choses, lorsque son père, et tout le monde, d’ailleurs, en avait fini avec la guerre. Ne restait plus de cette période que Tudjman au pouvoir, un monde à rebâtir. Cinq ans après Tomislav naquit Jelena. Une petite demoiselle qu’il adopta rapidement. Une personne de plus pour peupler la ville, le pays.

« Après je dois dire qu’il faut toujours trouver des choses a faire pour par penser à ce qu’il ne tourne pas rond dans la vie. Et moi j’ai toujours été plutôt quelqu’un de très occupé »

Le père, après la guerre, après avoir ouvert le bar, était devenu un supporter assidu des Vatreni, l’équipe nationale de football au maillot à damier. Il avait poussé son fils pour qu’il s’inscrive au club de la ville. Le fils en question était loin d’être malheureux de sa situation, le sport lui permettait de se dépenser assez pour l’empêcher de se castagner avec ses petits camarades quand il estimait qu’on n’était pas gentil avec un des enfants qu’il décidait de protéger.  Il ne se révéla pas un joueur prodigieux, mais un excellent supporter, à chanter l’hymne national la main sur le cœur tel son père ainsi que les autres chansons patriotes et celles de Tompson. Autrement, autre fait intéressant sur Karlovac, la ville accueillait la plus vielle école de musique de Croatie. Chose qui ne passa pas inaperçue pour la grand-mère – qu’on appelait baba à la maison -, qui insista pour que le petit fils adopte un instrument. Comme si le foyer avait assez d’argent à dépenser dans un instrument et des cours supplémentaires. En tout cas, quoi qu’on puisse en dire, Tomislav fit du violoncelle. On ignorait pourquoi cela l’avait plus motivé que le piano, la guitare ou n’importe quoi de plus commun et plus simple, mais il semblait vraiment apprécier l’instrument alors tout le monde fut satisfait. La mère ne souhaitait rien d’autre que son fils soit bon à l’école pour avoir un bon métier qui ne scellerait pas sa vie dans ce bar à Karlovac, mais il s’évertuait à être un élève moyen, d’une moyenne qui semblait presque fait exprès tant il en était commun.

« Voilà, si tout le monde se demandait pourquoi je suis un barman si incroyable, bien ça vient sans doute pas de mon père »

A côté des cours, il trainait dans les pattes de tout le monde au garage. Des parents et de Stipe, l’unique employé qu’ils avaient, préposé aux réparations. Avec sa sœur, qu’il portait à bout de bras quand elle ne pouvait pas marcher et en la tirant par la main quand elle le pouvait. C’était son environnement, même si le garage n’était pas la maison. Lorsqu’il grandit assez, il assistait aux ventes, Aidait a diagnostiquer les problèmes des voitures, venait commenter le travail de Stipe et lui donnait un coup de main. Son père voulait qu’il soit « un homme » selon sa définition d’être un homme et pour lui cela se construisaient tôt. Les Kovacevic, comme nombre de famille croates étaient catholiques pratiquants, ayant autant de bonnes valeurs de partage que de difficultés avec des concepts anti cléricaux. Mais généralement, rien d’anti clérical n’avait lieu à Karlovac, d’ailleurs il était rare d’y voir des gens n’étant pas du pays. Donc la vie du garage allait sur une routine paisible qui mettait à l’abri de la faim mais ne permettait pas de dépenser des fortunes pour partir en vacances. Le jeune croate vivait dans un microcosme particulier qui en le mettant en deçà du monde, lui apprenait tout de même le travail et la discipline que cela impliquait.

« L’école ne me passionnait pas particulièrement avant d’arriver ici. En même temps rien à voir entre l’un et l’autre »

A l’école, les cours ne retenaient pas son attention plus que nécessaire. Il avait pris l’allemand en seconde langue et n’était pas mauvais, comme il n’était pas mauvais en anglais, les croates étant généralement facilement polyglottes. Ce qu’il aimait c’était parler des personnages importants pour le pays et les sciences. Alors ça les sciences. Il était autant une tanche en matières littéraires qu’il était un bricoleur, un inventeur en herbe, cela qui dessinait des schémas d’hydravions sur ses feuilles de cours. Au grand bonheur affligé de sa mère, qui voulait qu’il soit aussi bon qu’il était scientifique. Il avait fait de Nikola Tesla un maître à penser à la grande horreur de son père, puisque ce dernier était serbe et il trouvait ça dommage, mais le fait que ce soit un génie excusait tout. Donc Tomislav put continuer à être un inventeur en herbe. Essayant de faire entrer Jelena dans ces jeux, il se rendit vraiment compte qu’il n’était pas extrêmement soutenu dans ce choix. La petite fille commençait à avoir d’autres amies, d’autre centres d’intérêts que ceux de son grand frère un peu trop protecteur. Cela le poussa dans une période de remise en question, sur lui-même et ses objectifs, le cap à prendre dans sa vie, et ce de façon bien plus sérieuse.

« Même si tout ça me manque, je ne suis pas mécontent d’avoir atterri ici, en aucun cas »

Il n’était jamais sorti du pays. Jamais il n’avait été dans un aéroport. La dernière fois qu’il avait vu des gens non typés européens c’était à la télévision et tout cela l’impressionnait beaucoup. Oh il en avait vu un peu dans sa vie, quand ils allaient en vacances dans la famille de sa mère, à Pag. Mais jamais autant qu’à l’aéroport de Wellington ou il n’avait pas assez d’yeux pour tout ce qui attirait son attention. Des mots aux sonorités étranges, inconnues, de l’anglais partout, on le guide, on le pousse, il se retrouve largué dans une académie ou il ne connait personne. Personne. Quelques ressortissants des Balkans, échoué dans un coin, comme lui, qui parlent leur langue très vite, avant de se remettre à l’anglais pour saluer timidement d’autres jeunes gens. Tout le monde se demandait « pourquoi moi et pas un autre ? », un peu flatté au fond de soi d’avoir été élu parmi tant d’autres pour « représenter » le pays natal. Là il avait rejoint et aidé le club de football, mais surtout, il s’était installé au café, qui lui rappelait assez chez lui pour qu’il s’y sente bien. Plusieurs fois il avait postulé pour être pris dans le personnel, avec la volonté d’aider et de retrouver un peu l’atmosphère du pays, mais ce ne fut qu’en 3ème année qu’on consentit à l’engager au bar. Chose dont il fit immédiatement part à sa famille, ému.

Il déposa le verre remplit sur le comptoir, un sourire aux lèvres. Pas besoin de demander le payement, ce serait crédité sur le compte de l’étudiant, et cela permettait au moins de ne pas interrompre ce moment d’échanges…


Identité

Age : 24 ans
Nationalité : Croate
Situation familiale : Moyenne
Lieu de naissance : Karlovac, Croatie
Date de naissance : 21 Juin 1992
Faculte : Ingénierie
Cafe ou the (ou chocolat chaud) ? : Café
Objet fetiche : Une cravate que lui a offert sa mere avant qu'il entre a l'universite
Taille : 1m82
Situation scolaire (plutot bon eleve ou pas) : Eleve dans la moyenne
Profession des parents : Père tenant un garage automobile et vétéran de guerre, mère ancien professeur de physique
Profession envisagee plus tard : Ingénieur naval
Clubs (max 2) : Football
Partie du personnel ? : Oui

Derrière l'écran

Pseudo : Cro
Age : 18
Ou tu as trouvé ce charmant forum ? Je l'ai cree ma foi
Code du règlement : bleb
Un petit mot en plus ? : And I say heyheyheyhey heyheyhey, I said "hey !" What's going on ?

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