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 « Everyone says 'be aware' ... but I'm not holding back » | Nothembi Mkhize

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MessageSujet: « Everyone says 'be aware' ... but I'm not holding back » | Nothembi Mkhize   Jeu 1 Sep - 22:50

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X-AMBASSADORS – JUNGLE

MKHIZE Nothembi


Portrait Chinois

Si tu étais...
Un animal : Le léopard
Une fleur : Le protéa
Un élément : Le feu
Une saison : L'été
Une planète : La Terre
Une pierre précieuse : Le diamant (plus brut que taillé néanmoins)
Une ville : Johannesburg
Une couleur : Une couleur chaude
Un objet : Une fenêtre
Un dessin animé : Le Roi Lion
Une créature légendaire : L'Impundulu
Un fruit : Un pamplemousse
Une odeur : Une odeur florale mélangée à une légère odeur d'essence
Un bruit : Le vent dans les herbes sèches
Un plat : Le braai
Un personnage historique : Nelson Mandela
Descriptions

Le verrou de la boutique émet un "click" lorsque la clé est tournée pour ouvrir le café. Elle est la première arrivée. Comme d'habitude. La jeune fille est toujours à l'heure, voire en avance. Elle retire sa veste qu'elle pose sur le porte manteau ainsi que son écharpe.
Nothembi, c'est d'abord une grande fille. Non pas au sens de l'âge, quoi que si, sans doutes, du haut de ses vingt-et-un printemps, elle est majeure internationale et a bel et bien terminé sa croissance depuis quelques temps, mais il était question de sa taille.
Elle mesure très précisément un mètre soixante-quatorze et deux millimètres. Elle a hérité de la haute taille de son père entre autres choses. Elle est donc loin de la taille moyenne des femmes de son pays. Plus d'une dizaine de centimètres au dessus de celle-ci. Elle a surtout de grandes jambes que l'on pourrait sans mal qualifier de "jambes de gazelle". Parce qu'il convient de parler de ces longs membres fins, fuselés, athlétiques et de fait bien dessinés grâce au sport qu'elle pratique depuis des années. Elle a fait de l'athlétisme pendant neuf ans – de ses huit ans jusqu'à ses dix-sept ans – et, étant née et ayant grandi dans une ville au bord de l'Océan Indien, a presque su nager avant de marcher (enfin c'est ce qu'elle aime à dire, l'on peut aisément en douter).
Quant à sa morphologie… Nothembi possède un corps en parfait triangle inversé c'est à dire des épaules larges pour commencer. Oui, elle a des épaules plus larges que ses hanches et qui, de plus, sont très marquées. La natation n'a rien arrangé à son cas (surtout qu'elle a une certaine préférence pour la nage papillon) et on lui a maintes fois conseillé d'arrêter ce sport pour "le bien de" son apparence physique. Ces-dites épaules sont bien entendu plus larges que ses hanches. Pour tout dire, Nothembi n'a pas de hanches, ou alors très peu tant elles sont marquées au minimum et aussi bien nage-t-elle, elle ne possède pas de mermaids' thighs, au contraire, elle arbore le thigh gap depuis des années. Son bassin est étroit et les os de son pelvis sont visibles. Enfin, elle n'a pas de poitrine, ou très peu. Elle a beaucoup complexé sur ce point pendant des années et encore un peu aujourd'hui bien qu'elle voit les aspects positifs que de petits seins peuvent lui procurer (surtout qu'elle sait à présent s'habiller en cohésion avec sa morphologie). En somme, la demoiselle a une silhouette que l'on pourrait qualifier de "masculine" mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle est loin d'avoir une démarche lourde et piétinante. C'est une fille qui aime la danse. Bien sûr, elle ne va pas sautiller ou se déplacer avec une grâce aérienne, ce serait ridicule, on ne voit ça que dans les ballets et dans la vraie vie ce genre de démarche est assez ridicule. Nothembi a une démarche que l'on pourrait dire "féline", même si ce n'est pas aussi ostentatoire que celle des mannequins pendant un défilé.
Parlons à présent de sa peau puisqu'il convient d'en parler quelque peu. Bien évidemment. Elle a la peau sombre, ceci étant normal puisque ses deux parents sont africains comme l'étaient leurs parents avant eux. Bien évidemment elle ne possède pas autant de mélanine que les habitants des pays d'Afrique de l'Est comme des Somaliens, des Kényans ou des Soudanais. Sa peau à elle est d'un brun chaud, un peu rougeâtre. Nothembi a l'habitude de s'en occuper avec soin, l'Afrique du Sud ayant un climat particulièrement sec selon les endroits, il n'est pas rare que les peaux les plus sensibles ne résistent pas et que l'on se mette à saigner de manière plutôt abondante tant le climat est loin d'être humide. Du coup, la demoiselle a gardé cette habitude de prendre soin d'hydrater sa peau après qu'elle ait pris sa douche et elle boit du rooibos, beaucoup de rooibos. Il paraitrait que les vertus de cette plante en infusions permettrait à la peau de s'embellir, peut-être est-ce que c'est parce que c'est bourré d'antioxydants, qui sait ?
Beaucoup de personnes ont d'ailleurs ce préjugé que les personnes à la peau sombre ne rougissent pas ou alors que cela ne se voit pas parce qu'ils sont très sombres. Détrompez-vous, Nothembi rougit, cela lui arrive et c'est tout de même assez visible. Bien sûr pas ce n'est pas comme si elle était blanche, mais il suffit d'être un peu observateur et c'est voyant, rassurez-vous, lorsqu'elle a des bleus, ça se voit également. Et elle brunit pas mal après une longue exposition au soleil et est quasiment immunisée contre les coups de soleil. Elle a dû en attraper une ou deux fois au cours de sa vie, ça reste un événement rare et ce n'est pas très douloureux pour elle. La peau de ses paumes et de la plante de ses pieds est en revanche légèrement plus claire que le reste de son corps.
L'on en vient à ces parties. Elle a des poignets relativement fins surmontés grandes mains avec des doigts oblongs qu'elle décore souvent de nombreuses bagues et des ongles clairs sur lesquels elle met rarement du vernis, voire jamais. Elle n'en est pas fane bizarrement. Et puis elle a des ongles très courts. Pas qu'elle se les ronge, mais elle a l'habitude de les couper très très court et du vernis sur des bouts d'ongles comme les siens, ce n'est pas aussi esthétique que pour les filles qui portent les ongles longs. Quant à ses pieds…
Ils ne sont pas beaux. Disons-le directement et franchement. On parle des pieds d'une ancienne coureuse de sprint, d'une actuelle danseuse et d'une fille qui aime porter des talons ou marcher pieds nus assez souvent… Ils sont plats et ont la forme dite "germanique". Ils sont néanmoins équilibrés et tournés vers l'extérieur. Les ongles sont là aussi coupés très court et ne sont jamais recouverts de vernis.
Nothembi possède ensuite un cou relativement long, pas de quoi être une femme-girafe, mais comparez la à d'autres personnes, vous verrez la différence. Elle porte toujours, autour de ce cou, un collier long sur lequel pend un haricot de l'amour zoulou, une amulette qui permettrait de grandir avec l'amour, la chance et le bonheur.
Passons à son visage à présent. En forme de losange, celui-ci est, contrairement à son corps, très féminin bien que plutôt anguleux. Elle possède donc des pommettes saillantes et très structurées. Ses sourcils sont droits, fins et assez peu fournis (elle a en effet peu de pilosité à l'instar des africains de sa région). Ses yeux sont en amande avec peu de paupière, comme si elle avait des origines San (à dire vrai, elle ignore si elle en a ou non, tout comme sa famille) et elle est loin d'avoir des yeux de biche. La cornée n'est pas blanche. Les iris sont d'un brun plutôt clair et chaud, un brun miel, légèrement doré quand il y a beaucoup de lumière, la pupille est visible. Ses yeux sont souvent illuminés d'un éclat malicieux et rieur.
Quant à son nez… Il est épaté, un peu beaucoup trop large selon elle avec des narines plutôt dilatées. Elle complexe beaucoup sur son nez. Elle le trouve trop large mais pour rien au monde elle irait le faire refaire. Elle a bien trop peur et n'a pas confiance aux médecins esthétiques.
Ce nez est plus large que sa bouche. Une bouche aux lèvres pulpeuses, une bouche boudeuse. Une bouche qu'elle s'amuse à colorer. Elle a en effet l'habitude de plus maquiller ses lèvres que ses yeux. Pour ce qui est de ses dents… Celles-ci sont blanches et bien alignées. Fut une époque où elle avait un léger écart entre ses incisives, aujourd'hui, elles sont bien alignées
Elle a un beau sourire, ça, elle le sait et en profite. Elle est fière de ce sourire si souvent complimenté.
Ce visage est encadré d'une tignasse brune que la jeune fille lisse souvent pour des questions de facilité et de praticité, quand elle ne le fait pas, c'est une réelle crinière lionesque qui prend place sur sa tête. Détrompez-vous cependant, il lui arrive de "going natural" et elle aime sa crinière. C'est juste qu'entendre tout le monde lui demander si c'est possible de toucher cette crinière a fini par la fatiguer. Non, elle n'aime pas quand des inconnus lui demandent s'ils peuvent toucher ses cheveux. Si on leur demandait, à coup sûr, ils trouveraient ça étrange comme requête, alors pourquoi le font-ils avec les autres qui comme elle ont de parfaites boucles africaines ?
Ses cheveux sont d'ailleurs extrêmement fragiles car pouvant être facilement secs et cassants si elle ne s'en occupe pas quotidiennement.
Mais il faut dire aussi que si elle en a assez de s'en occuper, elle coupe de quelques centimètres sans remords.  
Maintenant parlons de son tatouage. Parce que oui, la demoiselle a un tatouage, pas forcément très voyant à moins qu'elle soit en maillot de bain puisqu'il se trouve sur son flanc gauche (cliquez ici). Il s'agit de la transcription en Quenya de deux vers du poème de J. R. R. Tolkien (« All that is gold does not glitter / Not all those who wander are lost »).

À présent que son physique a été vu de long en large, il est nécessaire de parler de ses habitudes vestimentaires.
Nothembi affectionne les couleurs vives, les motifs et n'hésite pas à mélanger. Elle a un style que l'on pourrait sans mal qualifier "d'audacieux" mais le sien reste relativement sobre. Cela peut sembler oxymorique mais elle ne va jamais mélanger des motifs ultra bariolés. Quand elle mélange les couleurs, il n'y a pas de motifs et quand elle mélange les motifs les couleurs sont discrètes.
Elle ne porte pas souvent des jupes et préfère les robes longues ou les pantalons près du corps. Elle porte souvent des talons qui réhaussent sa taille. Elle aime porter des décolletés plongeants et profite du peu de poitrine qu'elle a pour le faire. De même, par soucis de confort, en dehors des fois où elle fait du sport ou que son haut est trop transparent, elle ne met pas de soutien-gorge ou de bandeau de poitrine.
En revanche elle aime beaucoup les bijoux et ne sort pas sans boucles d'oreilles ou bracelets. Elle met plus rarement des colliers en revanche. Sur les bijoux, elle ose le mélange de couleurs et de matières en revanche.
Enfin, sa voix est plutôt grave et souvent enjouée, très semblable à celle de Charlize Theron.


À présent, il est temps de s'intéresser au caractère de la demoiselle.
Première chose à savoir, elle est sagittaire. Une pure Sagittaire puisque c'est son signe astrologique et son ascendant et cela explique son caractère si l'on croit en l'astrologie.
Ce qui caractérise le Sagittaire ascendant Sagittaire, c'est son caractère extraverti au possible. Oui, Nothembi est expansive, elle ne s'en cache pas et il est difficile pour elle de toutes manières de s'en cacher. Chacune de ses émotions se lit de manière plus ou moins claire sur son visage ou dans ses attitudes. On ne peut pas vraiment dire qu'elle sache mentir, bien au contraire mais c'est une personne relativement honnête et franche qui ne trouve pas grand intérêt à mentir et à ne pas faire preuve d'honnêteté, c'est une qualité d'aucun dirait.
Dans la continuité des caractéristiques que l'on lui attribuerait du fait de son astrologie, il y a l'indépendance.
Une indépendance quelque peu exacerbée dirait-on. Elle tient à sa liberté et souvent, quand elle est en couple, on lui reproche un certain détachement mais c'est nécessaire de dire qu'aussi transparente semble-t-elle au niveau de ses émotions, elle est plutôt pudique quand elle est en couple en public. Elle va rarement s'afficher en train de faire des gestes affectifs, pour elle, c'est privé et ça doit rester un moment intime.
Nothembi est très sociable, engageant la discussion avec tout le monde. Son emploi au café lui permet ça. D'aborder les clients avec un sourire, s'enquérir de comment ils se portent, de prendre des nouvelles pendant qu'ils commandent, de discuter un peu quand elle passe près d'eux pour se soucier s'ils passent un bon moment au café et s'ils sont satisfaits du service. Elle est d'un naturel sympathique et bienveillant et fait preuve de pas mal d'ouverte d'esprit (en même temps étant native de la « Nation Arc-en-Ciel » et étant de la génération née juste au lendemain de la fin de l'Apartheid). Quels que soient la culture, le pays, l'orientation sexuelle, elle s'en fiche pour être honnête, ce ne sera pas tous ces critères qui détermineront la manière dont elle percevra une personne. De ce fait, elle est bien entreprenante, n'hésitant pas à faire le premier pas pour bien des choses.
Nothembi est comparable à une flamme. Volatile, impulsive, instable, imprévisible.
Instable, vous avez bien lu. Loin d'être une psychopathe ou une sociopathe (et heureusement), disons qu'elle est très passionnée et qu'elle se laisse souvent emporter par ses émotions. C'est sans danger, fort heureusement. Mais elle est nerveuse et souvent elle agit avant de réfléchir. Elle est née et a grandi dans un pays où les taux de criminalité sont particulièrement élevés, ses parents étant particulièrement sévères, cela n'a pas joué en sa faveur et en résulte donc une certaine nervosité qu'elle tente de cacher même si cela finit par se voir au bout d'un moment… D'où l'imprévisibilité. On ne peut pas prévoir quelles sont ses réactions.
L'extrême sévérité de ses parents et le fait qu'elle ait changé d'environnement ont fait qu'en Nouvelle-Zélande, la jeune fille n'hésite pas une seule seconde à sortir et à passer énormément de temps dehors, à faire des choses qui lui étaient impossible de faire en Afrique du Sud (bien que Durban ne soit pas le Cap en terme de criminalité). Elle affectionne les virées en ville pour aller faire la fête ou prendre du bon temps dans les rues de Wellington. C'est une bonne vivante, qui aime la musique, danser, être avec d'autres personnes qui aiment ce genre d'activités. Cependant elle ne perd pas de vue ses études (ou elle risquerait gros à ses retours au pays) avec ses parents qui tiennent à ce qu'elle fasse de bonnes études pour trouver un bon travail.
Elle aime beaucoup aller à la plage aussi, l'eau lui permet de dépenser un peu son trop-plein d'énergie. Comme il a été dit, elle a toujours aimé nager, c'est un fait, mais il y a un autre sport nautique qu'elle affectionne particulièrement, c'est le surf et à son grand bonheur elle peut, à Wellington, continuer à pratiquer cette passion.
À dire vrai… elle aime les sports à sensation, elle aime ce qu'elle ressent quand l'adrénaline monte et qu'elle se sent entourée par le danger. Elle irait sans hésiter faire du saut à l'élastique, du parachute et d'autres activités extrêmes comme aller voir des animaux sauvages. Se casser un bras, une jambe ou se blesser ne lui fait pas peur tout comme se salir ou dormir à la belle étoile. Elle a un petit caractère aventureux qui peut la rendre intéressante pour certaines personnes (ou totalement inconsciente pour d'autres, parce que oui, parfois, elle paraît pour totalement irréfléchie à force de marcher souvent à l'instinct).
Encore une chose quant à ses qualités et non des moindres. Elle n'est pas rancunière. Vraiment pas. Quoi qu'on ait fait, que ça soit plus ou moins grave, elle finit toujours par pardonner. Nelson Mandela disait d'ailleurs « Des gens courageux ne craignent pas le pardon au nom de la paix ». Elle n'aime pas s'enfermer dans des rancœurs qu'elle juge "inutiles".

Jusqu'ici, un portrait plus que mélioratif a été dressé de la jeune sud-africaine. Mais comme tout être humain, elle est loin d'être parfaite et ses défauts ressortent souvent de manière très visible.
Bien sûr, son caractère instable et nerveux ont été évoqués ainsi que son impulsivité et son inconscience.
Ayant un tempérament de feu, il n'est pas surprenant qu'elle aie le sang chaud. Il lui arrive de monter au quart de tour, parfois même pour des broutilles alors oui, elle finit par pardonner et regretter une fois qu'elle s'est calmée, mais il demeure qu'elle a du mal à se contenir une fois qu'elle explose et elle peut parfois faire preuve de peu de sympathie sous le coup de la colère.
Ensuite elle a le type de personnalité ENFJ (le donateur). Elle est de ce fait très dure envers elle-même et s'il y a des choses à reprocher, c'est à elle qu'elle le fait. Elle a tendance à faire passer les autres avant elle. Elle puise son énergie dans les autres et une fois seule, elle se sent très mal. Alors oui, elle est indépendante, mais elle se sent plus forte en compagnie d'autres personnes.
Il convient également de préciser qu'elle est claustrophobe, lorsque celle-ci se fait ressentir, Nothembi est alors davantage nerveuse et peut facilement se mettre en colère (encore plus rapidement que d'habitude).
Enfin, quand elle a un surplus de nervosité qu'elle n'arrive pas à contrôler, elle explose. Pas littéralement, rassurez-vous, mais elle tremble de manière significative et peut même fondre en larmes.
Ayant vécu dans un pays chaud et sec toute sa vie, Nothembi est également particulièrement frileuse et, en cas de froid et d'humidité, tombe malade avec une facilité déconcertante.

Malgré tout, malgré sa nervosité et ses accès de colère, Nothembi est une personne sympathique et plutôt facile à vivre.
Histoire

“Ce que la photo reproduit à l'infini n'a lieu qu'une fois.”
Roland Barthes

Il y avait toujours eu des photographies dans la maison familiale de Durban, grande ville du KwaZulu-Natal, à travers celles-ci, Nothembi avait pu voir les fragments de son passé. La plus ancienne d'un membre de sa famille datant du XIXe siècle. On y voyait le chef de la tribu zouloue dont descendait son père dessus, vêtu des habits traditionnels et ayant son iklwa et son bouclier.
Son père se vantait de ces origines nobles.
Mkhuseli Mkhize, renommé Angus à cause de la politique de l'Apartheid, avait fait des études de droit à Fort Hare, université Xhosa, même s'il était de l'ethnie zouloue et était fortement influencé par Nelson Mandela (davantage son discours d'avant son arrestation cependant) et son père qui mourut à cause des violences policières dont les africains étaient souvent victimes et avait rejoint la lutte contre l'Apartheid, ce qui lui avait valu d'être envoyé en prison à de nombreuses reprises voire de se faire passer à tabac. Il en garde encore aujourd'hui des séquelles graves puisqu'il lui est quasiment impossible de marcher correctement sans canne.

Sur les photos on le voyait jeune aux côtés de feu son père, avec son diplôme, l'air déterminé et fier.

Il s'est marié à Nandi "Mary" Mpange, infirmière qui l'avait soigné un jour, une farouche combattante au sein de la lutte anti-Apartheid. Elle se vantait d'avoir brûlé son passbook à de maintes reprises et a déjà fait des séjours en prison quand elle était enceinte. Cependant, elle perdit ce premier enfant et mit du temps avant de vouloir à nouveau en porter un à cause du chagrin qu'elle et son époux ressentirent à cette perte.

Ils avaient une différence de taille flagrante. Elle ne mesurait qu'un mètre cinquante-neuf, lui dépassait la barre des un mètre quatre-vingt dix. On le voyait sur leur photo de mariage par exemple, prise peu de temps avant que Mkhuseli ne doive adopter la canne pour pouvoir marcher. Nothembi ne les avait jamais trouvés très heureux sur cette photo. Leur mariage était loin d'être malheureux, mais sa mère disait souvent « Ton père sortait de prison, on ne savait pas quand il allait y retourner… il y a de quoi ne pas sembler heureux. On s'était mariés de manière expéditive parce qu'on ne savait pas si on allait être toujours vivants après ».
Et en regardant bien, on voyait quelques hématomes qui avaient été tant bien que mal camouflés.

Nothembi fut leur premier enfant suite à cette période de chagrin qui n'était jamais mentionnée tout comme cet enfant fantôme.
Ils eurent quatre enfants en tout. Quatre filles nées après l'Apartheid.
Bien évidemment, ils auraient préféré des garçons, les temps étaient durs mais Mkhuseli et Nandi gagnaient tous deux bien leurs vies. Nothembi connut une maison minuscule dans la banlieue de Durban pour les trois premières années de sa vie ainsi que la naissance de sa première petite sœur, Sitembile avant qu'ils n'emménagent tous dans une maison bien plus grande toujours à Durban grâce aux revenus des parents qui conférèrent une vie bien plus confortable que pour la plupart des sud-africains.
Afin de pouvoir s'occuper de ses filles, Nandi travaillait chez elle et limitait le plus possible ses déplacements.
Mkhuseli et Nandi n'avaient pas de confession particulière. Ils n'étaient pas non plus athées. Ils se disaient plutôt déistes et conservaient des pratiques traditionnelles zouloues. Ils étaient également aussi sévères qu'ils aimaient leurs filles. Les sorties étaient très limitées parce que "l'on ne sait jamais par les temps qui courent", interdiction formelle de boire ou de fumer avant la majorité (sauf la bière au sorgho parce qu'il s'agit là d'une tradition familiale que de faire sa propre bière à la maison), il fallait rester vierge jusqu'au mariage et ne jamais consommer de drogues ou elles se faisaient virer de chez elles et surtout bien travailler à l'école. Pour Nandi et Mkhuseli, rien n'était plus important que l'éducation afin de trouver un bon métier et à leur grand bonheur, leurs filles étaient de bonnes élèves.


Les photos des petites défilaient. Nothembi et Sitembile près de la plage, les deux à l'hôpital après la naissance de Nuru. Les trois filles en train de jouer ensemble. Les quatre assises à côté, Nothembi qui semblait s'ennuyer ferme au mariage d'un cousin.
Nothembi, c'était l'enfant terrible, elle avait toujours été sur les nerfs et avait toujours eu besoin de se défouler. Sa mère avait tenté de la calmer avec de la médecine douce mais rien n'y fit. Souvent, c'était sa sœur qui payait le prix de son calme à cause de sa trop grande témérité. Ses sœurs étaient bien plus placides qu'elle. Elle n'avait qu'un an d'écart avec Sitembile, trois ans avec Nuru, la benjamine et enfin dix ans avec Lahja, la petite dernière.
Combien de fois Sitembile avait essayé de suivre l'aînée dans ses tribulations et était tombée d'un arbre, se faisant mal ? Une fois elle s'était même cassée un bras. Elle avait six ans, Nothembi sept. L'aînée de la famille nageait déjà mais elle n'arrivait pas à pleinement se défouler. Son père avait proposé qu'elle fasse de la boxe mais sa mère avait refusé. Alors elle fit de l'athlétisme l'année suivante. La pratique récurrente de ces deux sports eurent raison d'elle et cela lui permit de se calmer de manière conséquente, cela lui permettait de souffler un peu, de sortir du cocon familial qu'elle jugeait étouffant mais les parents Mkhize n'étaient pas au bout de leurs peines puisque vint l'adolescence. Les rapports entre eux et leur première fille devinrent plutôt compliqué pendant plusieurs années. Nothembi était avide de liberté, elle pensait qu'eux voulaient l'enfermer alors qu'ils faisaient tout ça pour qu'elle et ses sœurs soient en sécurité. Ils n'avaient rien à dire sur ses résultats scolaires qui étaient bons mais la jeune fille était intenable.

Les confrontations entre Mkhuseli et Nothembi étaient nombreuses. Elle voulait sortir, voir des amis quand elle voulait, elle voulait vivre.  Lui voulait qu'il ne lui arrive rien de mal.
Tous deux avaient un tempérament plus que semblable. Tous deux étaient colériques, impulsifs et têtus comme des mules du coup ça finissait souvent par crier entre eux.

Nothembi avait toujours eu une relation privilégiée avec son père, ils partageaient plusieurs centres d'intérêt et ces disputes leur faisaient aussi mal à l'un qu'à l'autre.

Nombreuses étaient les photos où on les voyait tous les deux, un sourire complice aux lèvres. Durant cette période de tension, les photos avaient été plus rares, trahissant l'atmosphère entre les deux.

Plusieurs fois la jeune fille avait été tentée d'aller contre les règles, d'aller boire, fumer, prendre de la drogue pour contester ses parents. Mais au fond d'elle, elle se sentait coupable à l'idée de faire ces choses-là. Elle n'était pas bête et savait que si elle voulait gagner un peu de liberté avec ses parents, ça n'était pas la bonne idée. Surtout qu'un jour sa mère l'avait trouvée avec un groupe d'amis dans lequel certains fumer et elle avait eu droit à la pire correction de sa vie. Elle avait quinze ans.

Passé seize ans, elle était devenue plus raisonnable à cause de cet épisode, elle avait décidé de se consacrer à ses études plutôt que jouer la rebelle ou agir contre les règles de la maison, elle était destinée à partir à l'université du KwaZulu-Natal mais c'était sans compter une étrange offre d'admission à l'université de Wellington pour qu'elle puisse y étudier la médecine selon ses vœux. Ses parents avaient longuement réfléchi à cette offre avant d'accepter, cette expérience ne pouvant qu'être bénéfique pour une jeune fille qui avait besoin de s'épanouir et de sortir.

La dernière photo que Nothembi avait prise avant son départ pour Wellington la montrait avec ses parents, le sourire aux lèvres. Elle s'était retenue de pleurer tant qu'elle était avec eux pour les rassurer. Elle était à mi-chemin au niveau de la taille entre sa mère qui avait un rictus douloureux du fait de voir sa fille partir et était plus petite et son père qui semblait manquer de sommeil et qui était appuyé sur sa canne.

Cette photo était affichée sur le mur de son côté de la chambre qu'elle partageait avec deux autres filles, juste au dessus de son lit avec d'autres clichés, série de polaroids porteurs de souvenirs. Voilà deux ans qu'elle était étudiante en Nouvelle-Zélande dans un climat international que beaucoup envieraient. Nombreuses étaient les rencontres qu'elle avait faites et elle ne regrettait en aucun cas son choix. Et là, elle entamait sa troisième année d'étudiante en médecine.

Nothembi sortit de la salle d'eau de la chambre et regarda l'heure. Elle était en avance mais il fallait préparer le Café avant de l'ouvrir. Elle se préparait alors, mit ses bijoux, enfila sa veste.
C'était sa première année de travail dans ce café où elle avait l'habitude d'aller lorsqu'elle n'était encore que cliente. Elle prit les clés de sa chambre et du café, son sac et éteignit les lumières, la pénombre enveloppant les clichés.

Identité

Age : 21 ans
Situation familiale : Parents mariés, quatre jeunes sœurs
Lieu de naissance : Durban
Date de naissance : 15 décembre 1994 (Sagittaire ascendant Sagittaire)
Faculté : Médecine
Café ou thé (ou chocolat chaud) ? : Rooibos
Objet fétiche : Un sautoir avec un haricot de l'amour zoulou.
Taille : 174,2 cm
Situation scolaire (plutôt bon élève ou pas) : Bonne élève, elle travaille très dur.
Profession des parents : Père avocat, mère infirmière.
Profession envisagée plus tard : Chirurgienne ou cardiologue.
Clubs (max 2) : Natation, danse (elle aime bien aller voir le club de rugby aussi)
Partie du personnel ? : Oui.

Derrière l'écran

Pseudo : Enjolras, XiLiYa
Age : Pas l'âge de raison en tout cas.
Où tu as trouvé ce charmant forum ? Parmi les bouquins de ma bibliothèque.
Code du règlement : Vraiment ?
Un petit mot en plus ? : Je suis en pénurie de chocolat. Et j'étais en forme pour cette fiche.




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