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 «  Protège toi du vent en suivant la direction d'où il souffle.  » | Luu Ly Trân

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MessageSujet: «  Protège toi du vent en suivant la direction d'où il souffle.  » | Luu Ly Trân   Ven 2 Sep - 2:11


Biologie
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Date d'inscription : 02/09/2016




Trần Luu Ly


Portrait vietnamien

Si tu étais...
Un animal : Le Dragon blanc aux yeux bleus
Une fleur : Le Lotus
Un élément : L'Eau
Une saison : La Saison des vendanges et des amours sèche
Une planète : La Lune
Une pierre précieuse : Le Saphir orange ( celui qui ressemble à une papaye )
Une ville : Đà Nẵng
Une couleur : Rouge
Un objet ( que j'ai toujours sur moi ) : Téléphone portable
Un dessin animé : Film sud-coréen Oseam de Baek-yeop Sung
Une créature légendaire : Le phénix pour sa beauté et sa délicatesse
Un fruit : Le fruit du Dragon
Une odeur : L'encens des temples
Un bruit : L'agitation urbaine – le trafic routier en particulier – des villes qui ne s'endorment jamais
Un plat : Phở, pour sa simplicité et sa saveur si traditionnelle, si réputée, si délicieuse...
Un personnage historique : Trưng Tràc en hommage à son courage et sa loyauté.
Descriptions


« Je dois vous avouer quelque chose. Je n'apprécie pas vraiment ce genre d'activité collective où il faut se présenter et parler de soi devant des… inconnus. Même si le but est d'approfondir nos relations et de créer un climat de camaraderie, je me sens légèrement… comment dire ? Intimidée ? Mal à l'aise. Peut-être un peu nerveuse.

D'ailleurs ne pourrait-on pas faire plus ample connaissance en parlant plutôt de nos cours ?

Je pense que je n'ai pas le choix…

J'imagine, toutefois, qu'exprimer mon mécontentement de cette manière dit quelque chose de moi. Après, tout, un texte qui ne dit rien, dit qu'il ne dit rien, n'est-ce pas ? …

Je ne sais pas si la traduction anglaise de l'expression que j'avais en tête est correcte. Oui, mon accent est difficile à masquer et pour cause, l'anglais n'est pas ma langue natale, évidemment. Je parle un peu français. Les bases. Et un peu mandarin.

Plusieurs personnes ont constaté que j'employais un vocabulaire rarement injurieux, ce n'est pas par excès de politesse – comme certains ( ou certaines ) l'auraient cru – mais simplement parce que je n'ai pas encore acquis ce réflexe qu'ont les personnes bilingues : je ne sais pas jurer en anglais sans que cela soit prémédité. En vietnamien non plus, je n'ai pas nécessairement ce besoin de jurer. Je préfère me taire, encaisser. Se concentrer, utiliser sa colère comme une force. Utiliser toute sorte de faiblesse comme un point de départ. Comme une puissance potentielle.

Une sorte de faiblesse qui serait… force en puissance ?

… Cette phrase n'avait aucune rigueur.

J'apprécie la rigueur, j'aime la précision et la concision. Également, l'ordre.

( Mais parfois, j'ai l'impression que le terme « rigueur » n'a pas le même sens partout. Je mêle facilement des éléments que beaucoup d'entre vous conçoivent comme trop spirituels pour être vraisemblablement rigoureux. Calés avec la science, avec le réel. )

Par rigueur, je crois que je voulais plutôt dire… droiture. Je crois au fait de respecter les règles même lorsqu'elles ne sont pas toujours justes. Pour le bien de la collectivité, j'imagine. Pour s'intégrer et participer, pour prendre notre place au sein de la société.

Loyauté, honneur.

Je sais que ce que je renvoie aux autres doit correspondre aux valeurs que je veux représenter. Tiens. J'y pense. Lorsque je suis arrivée ici, j'ai rencontré des étudiants ( et étudiantes ) du monde entier et j'ai alors compris qu'une certaine étiquette était collée sur mon front. « La petite Chinoise qui est en bio. » Bon, déjà, non, je ne suis pas « Chinoise ». Et personnellement, je n'ai rien contre ce peuple. Ou même contre l'État chinois... Bref. Non, je ne suis pas « Chinoise ». Vous trouvez que je ressemble à une Chinoise ? Quelle Chinoise ? Toutes les Chinoises ne sont pas pareilles. Et je ne suis pas Chinoise. Aucun individu n'est comme un autre. Et même si je suis née en Asie, je suis avant tout un être humain, pas juste « l'Asiatique de telle chambre ». Déjà, selon les statistiques du Parti, je ne suis pas particulièrement petite. Nous sommes au vingt-et-unième siècle. Les vietnamiens sont de plus en plus grands et robustes ! Certes, mes yeux bruns, en amande, sont bridés, mon teint tire vers le doré, les traits de mon visage sont peu marqués et mes pommettes sont peu visibles, mes cheveux sont noirs et raides.

Et alors ? Cela ne fait pas de moi « la femme chinoise de base »…

Mais je ne vous en tiens pas rigueur. Je ne me sens pas blessée, ni vexée. Ma remarque était simplement à titre informatif. Il est tout aussi difficile pour moi de deviner les nationalités des autres étudiants.

Je peux paraître réservée. Je suis plutôt introvertie avec ceux et celles que je ne connais pas. En revanche, je me montre plus familière – dans les limites du raisonnable – avec mon entourage.

La compétition me stimule, les obstacles me vont avancer, la pression me maintient éveillée. Je ne suis pas effrayée par le labeur. J'ai besoin de bouger, de m'activer, de m'occuper. Mais cela ne m'empêche pas d'être une personne recherchant la sérénité et le silence.

Si vous ne me remarquez pas dans les couloirs, je n'en serai pas plus affectée. Je ne cherche pas à attirer le regard. J'ai un petit faible pour les « jolies choses ». Comme on dit. Toutefois, je ne suis pas de celles qui peuvent être considérées comme « excentriques ». Je me sens rassurée par ce que je connais. Je comprends la nécessité des conventions, des normes. Et même de la coutume. Je ne veux pas être exclue de la collectivité ou rejetée alors je me plie aux règles. Pour le bien de tous. Et parce que j'attends de chacun un tel comportement. Là-dessus, je suis intransigeante. Les comportements indécents ou irrespectueux – hors circonstances atténuantes – m'irritent au plus haut point. Je crois que si chacun prenait sur soi dans la sphère publique, la société n'en serait que meilleure.

Je voudrais pouvoir m'épanouir sans renier les traditions de ma famille et sans aller contre le sens de l'Histoire.


Mais ça, c'est une autre histoire. »



Histoire


Tu as toujours aimé cette foule inhumaine qui se masse autour du lac, tu as baigné dans cette agitation presque perpétuelle que les passants provoquent sans même s'en rendre compte, tu as grandi entre le comptoir et la cuisine du petit restaurant familial.

Si tu fermes les yeux ; entends-tu, discernes-tu, reconnais-tu, le bruit des clochettes, l'odeur de la volaille, les rires des clients, les hésitations des rares touristes, le jour des livraisons, les fleurs fraîchement coupées; tout est ancré dans ta chair tel le tatouage de ton enfance. L'air est humide, il se pose comme une seconde peau.

Les soirs où il fait frais, le restaurant est un refuge. Un abri.

Il faut se lever tôt, être l'une des première lumière à scintiller dans la ruelle, guider les affamés, ceux qui travaillent avant les autres. Tu cherches le courage dans les fruits de la veille que tu grignotes devant la télé.  

Se lever, manger, étudier, manger, travailler, manger, jouer, rire, manger, aider papa et maman, regarder un peu la télé, dormir. Un corps qui danse en rythme avec les jours qui passent. Le cocon est chaud, doux, rassurant.Le ketchup ajoute une touche de nouveauté dans la cuisine si traditionnelle de ton père. Un petit piment dans cette vie.

Conditionnée. Sculptée. Orchestrée.

Partout où tes pas t'ont menée, tu as su garder la tête haute et l'esprit ouvert.
Ouvert sur quoi ?
Ouvert sur le monde, telle une fenêtre donnant sur une cour. Tu l'as observé longtemps de ta petite chambre, de ton petit cocon. Ce monde qui t'es étranger. Les vitrines des magasins, les affiches des films américains, les magazines people, les fast-food ( « moins nourrissant que la cuisine de ton père » d'après ton oncle ), les 4x4.



… Enfin, tu as l'âge de comprendre. L'âge où personne ne termine sa phrase par « tu comprendras quand tu seras plus grande », tout en s'adressant à toi. L'âge des questions, des premiers émois, des premières angoisses.

Des doutes.

Le cocon était peut-être trop petit pour ton caractère si fort, pour ta curiosité si grande. La place manquait, l'air manquait, les mots manquaient.

Tu pourrais presque dire que le monde s'est ouvert à toi et que tes yeux ont appris à voir. À aimer.

À se pardonner d'avoir grandi, d'avoir mûri.
De ne pas ressembler autant à ses parents, de préférer une vie en mouvement.

D'être une enfant de sa génération, et non un fantôme en transition.

Les plantes aromatiques prêtent leurs saveurs en cuisine mais tu découvrent qu'elles peuvent soigner. Qu'elles peuvent être jolies. Qu'elles peuvent être mystérieuses. Avec les vieilleries de ton enfance, tu t'imagines un avenir qui, sans doute, s'est toujours dessiné là, entre les murs du petit restaurant.

Tu aurais pu faire de la boxe le plus grand amour de ta vie, mais tes études t'ont éloigné de la capitale vietnamienne. À présent, tu parles mieux anglais que ta mère, tu rêves de New Delhi, Bangkok, Venise, Hô-Chi-Minh-Ville, Londres ou Paris.

Tu as vingt ans, tu es encore toute petite face aux changements.



Identité

Âge : 20 ans

Nationalité : Vietnamienne

Situation familiale et professionnelle : Foyer composé d'un couple, tenant un restaurant, et de leurs deux enfants, Luu Ly, comprise. Les Trân travaillent dur pour satisfaire leur clientèle – composée de fidèles habitués – et, pour non pas survivre, mais bien-vivre.

Lieu de naissance : Hải Phòng, Viêt Nam du Nord

Date de naissance : 22 mars

Signe du zodiaque : Bélier

Signe astrologique lunaire : Le rat

Groupe sanguin : A+

Religion : Caodaïsme, comme un vieux souvenir hérité d'un grand oncle maternel

Faculté : Biologie

Café ou thé (ou chocolat chaud) ? : Café noir sans sucre ou thé au jasmin, là, est la question…

Objet fétiche : Un peigne en bois laqué. Et bien que Luu Ly dénigre haut et fort qu'elle n'apprécie pas les clichés, comment se défaire des traditions et surtout, comment une jeune fille pourrait-elle se passer de ce peigne sculpté, offert par ses parents au moment de son départ ?

Taille : 153,4 cm

Situation scolaire : Élève studieuse et travailleuse, maîtrise de l'anglais satisfaisante avec un fort accent

Profession envisagée plus tard : Domaine scientifique souhaité selon la disponibilité des postes vacants en rentrant au Pays.

Club : Boxe.

Partie du personnel ? : /

Derrière l'écran

Pseudo : Rallie
Âge : 19 ans
Où tu as trouvé ce charmant forum ? Et Dieu dit : Que ce forum t'ouvre ses portes ; et les portes s'ouvrèrent. Alors, je suis entrée.
Code du règlement : Je suis un kiwi.
Un petit mot en plus ? : Moustique.  

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MessageSujet: Re: «  Protège toi du vent en suivant la direction d'où il souffle.  » | Luu Ly Trân   Ven 2 Sep - 23:31


Personnel
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Heyheyhey
Messages : 60
Date d'inscription : 06/04/2012
Alea jacta est


Validée

Félicitations pour ta fiche ! Te voici validée, tu peux donc rpcb (et rp post) tranquillement, poster des demandes de rp, des postes vacants, ton carnet d'adresse et ton journal.

Bienvenue parmi les Narval !



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