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 Allur rennvotur engin gúmmístígvél. { U.C.

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MessageSujet: Allur rennvotur engin gúmmístígvél. { U.C.   Lun 5 Sep - 22:32


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Árstíðir - You Just Have to Know of Me

EINARSSON Njáll Ebbi


Portrait Chinois

Si tu étais...
Un animal : Un renard polaire
Une fleur : Une anémone fanée
Un élément : L’eau
Une saison : L’hiver
Une planète : Uranus
Une pierre précieuse : Une obsidienne oeil céleste
Une ville : Akureyri
Une couleur : Le bleu nuit
Un objet : Une vieille tenue de gala de patinage artistique
Un dessin animé : La Planète au trésor
Une créature légendaire : Un deildegast
Un fruit : Une banane
Une odeur : L’odeur d’iode d’un jour de pluie en bord de mer
Un bruit : Le bruit du craquement du plancher en pleine nuit quand on essaie d’être discret en allant boire un verre d’eau
Un plat : La pizza qu’on va chercher après une longue journée
Un personnage historique : Ivar Ragnarsson
Descriptions

D’aucuns auraient commencé ce texte centré sur Njáll par une immonde tentative d’onomatopée qui se rapprocherait tant bien que mal du bruit d’une lame de patin sur de la glace fraîche, mais ici, il vous sera demandé de l’imaginer.

Car ce bruit aussi anodin que peu courant, était l’un de ceux que Njáll avait entendu le plus dans sa courte vie. Ca et les musiques libres de droits qu’ils pouvaient utiliser pour les chorégraphies. Friand de calme et de sérénité, cet Islandais là n’est pas du genre à sortir les samedis soirs, faire la java avec les autres dégénérés qui s’éclatent les neurones sur fond de musique techno. Il aurait pu, mais la vie en avait décidé autrement, et s’il regardait parfois avec envie les attroupements d’étudiants en train de raconter les meilleurs moments de leur dernière soirée, l’idée même de les rejoindre ne l’effleurait pas. Ou alors il se disait qu’ils ne le verraient pas.

Discret de nature, on ne met pas facilement un prénom sur son visage, et inversement. Njáll ? C’est qui ? Le drogué du fond de classe, on vous répondrait peut-être ça. Ca serait mal le connaître, car s’il a déjà bu de l’alcool, il n’a jamais touché à rien d’autre. Si il donne cette impression, c’est à cause des énormes poches qui ont élu domicile sous ses yeux, un bail permanent, et de son air hagard, perdu, comme s’il n’était pas tout à fait dans la même dimension que nous.

Au delà de ça, Njáll a des traits qu’on pourrait qualifier de banals. Rien chez lui ne vous marque, à part peut-être ses yeux, d’un bleu classique pour un enfant du nord, mais qui dégagent une tristesse infinie, tranchant avec l’apparente lassitude de son expression. Il ne vous regardera pas longtemps, ceci dit, puisqu’il ne regarde jamais les gens dans les yeux quand il leur parle, comme s’ils ne l’intéressaient pas, ou comme s’il feignait un détachement volontaire.

Njáll est un oiseau de nuit. Le moment idéal pour le croiser, pour parler sans qu’il trouve un prétexte pour fuir l’interaction, c’est la nuit, quand le ciel scintille des milliers de points d’argents qu’il appelle encore comme ça quand il est seul. Il ira peut-être jusqu’à dire qu’il les comptait pour s’endormir, quand il était petit et qu’il craignait l’arrivée du monstre du placard. Mais il vous faudra être très proche de lui pour qu’il vous avoue ne plus le faire depuis une date tristement précise. Il dira aussi que le ciel de Wellington ne ressemble pas au sien, celui d’une Reykjavik silencieuse et paisible et qui sent l’iode. Il regrettera les crissements de ses chaussures sur les graviers des aires de jeu, dont les balançoires sont de parfaits postes d’observation quand on n’a ni le temps ni l’énergie d’aller jusqu’à la mer.

Mais là où Njáll est vraiment lui-même, c’est sur la glace. Son élément, son véritable chez lui. On y découvrirait alors un garçon concentré, qui cherche à tout prix à bien faire, à exécuter la figure parfaite, quitte à y passer des heures et des heures, à s’épuiser, à tomber et à remonter sur ses patins comme si de rien, ignorant les bleus sur ses cuisses et ses bras. Ce perfectionnisme, on le retrouve dans son travail scolaire, de manière plus aléatoire. Si le patin suscite chez lui une passion dévorante et obsédante, il n’arrive pas à tenir la même cadence avec ses études, qui pâtissent de ses nombreux passages à vide.

Enfin, c’est grâce au patin qu’il peut se vanter, même s’il n’est pas du tout du genre à se vanter, d’avoir un physique acceptable. Svelte mais plutôt petit, il a quand même des cuisses imposantes pour un garçon, musclées, pas grasses. Pas d’abdos dessinés comme un top model, mais il n’a pas non plus l’air maigrichon d’un adolescent pas fini. A vrai dire, ce qui est le plus beau chez lui, c’est sa tignasse épaisse de cheveux d’un châtain clair somme toute banal, mais doux, faciles à coiffer, et qui lui donne un petit air de garçon sage qui vient de se faire ébouriffer par une activité moins sage.


Histoire

Il était une fois, une belle princesse qui s’appelait Anna, et qui avait un seul rêve : devenir maman. La princesse avait des beaux et longs cheveux blonds qui lui chatouillaient ses larges hanches. Elle avait des lèvres roses qui souriaient tout le temps, et une voix si douce qu’on ne pouvait que s’endormir avec le sourire quand elle chantait une berceuse. La princesse avait toujours eu envie d’avoir des enfants, de les cajoler, les élever dans un nid d’amour qu’elle aurait construit de ses mains, avec l’aide précieuse d’un prince.

Comme elle n’avait ni le prince, ni les enfants, elle avait décidé de devenir maîtresse. En attendant que l’amour lui tombe dessus comme le gland tombe du chêne, elle s’occupait des enfants des autres, avec autant d’affection qu’elle pouvait donner, de patience et de bienveillance. Les enfants l’adoraient, la couvraient de dessins et de cailloux, fleurs et autres cadeaux qui ne valent que dans le coeur. Les parents lui faisaient entièrement confiance pour lui confier la prunelle de leurs yeux et son sourire aurait rassuré la plus anxieuse des mamans.

C’est en courant après un petit de quatre ans qui refusait de mettre sa combinaison qu’elle tomba sur Einar. Pour de vrai, les deux adultes s’étaient retrouvés les quatre fers en l’air, encombrés par la combinaison rose fluo taille enfant qu’elle tenait, et par le carton rempli de sachets de semoule qu’il transportait. D’abord un peu sonné par le choc, et surpris, Einar s’était promptement levé et confondu en excuses, tout en récupérant le petit garçon qui regardait sa maîtresse se frotter le genou en grimaçant. Quand elle leva les yeux et croisa le regard d’Einar, elle sut qu’elle avait enfin trouvé son prince.

Et les deux-là ne s’étaient jamais quittés depuis. Ils se tournèrent un peu autour, allèrent au cinéma, au café, mais leur amour était si évident, qu’ils ne perdirent pas de temps avant de se donner la main, et alors que la blessure au genou de la princesse Anna avait cicatrisé depuis à peine un an, c’est Einar qui posa le genou à terre pour la demander en mariage. La noce fut simple, mais belle. Traditionnelle, dans une jolie église blanche de campagne, avec un barbecue familial sous une bruine typiquement islandaise. La robe d’Anna fut vite tâchée de boue alors que les invités avaient improvisé un bal dans la pelouse du parc. Et ce jour-là, Anna ne le savait pas encore, mais son rêve allait devenir réalité.

Neuf mois plus tard, après des nausées, des crises d’envie de Chocolait et des visites chez un médecin qui sentait la sauge, Njáll Ebbi venait au monde. Einar avait choisi son prénom à cause de la saga de Njall le Brûlé, qui l’avait marqué. Et Anna avait choisi Ebbi en hommage à son propre père qui l’avait choyée et qui était resté vivre à Akureyri. Le petit Njall était un enfant bruyant, qui pleurait beaucoup, mais se calmait facilement au contact de sa maman. Mais il était là, en bonne santé, et rien n’aurait su mieux les combler.

Njáll resta un enfant bruyant, turbulent même. Il aimait jouer dehors, sauter dans les flaques, avec ou sans bottes de pluie. Il était cependant très sage, et obéissant surtout. S’il n’avait pas le droit à quelque chose, il n’essayait même pas de comprendre pourquoi, il hochait la tête et allait jouer à autre chose. Mais étant l’enfant de deux enseignants, le moindre aspect de sa vie lui était expliqué, justifié, et chaque jouet devenait un stimuli idéal pour ses capacités intellectuelles ou motrices. Njáll n’était jamais forcé à rien, on le lui demandait gentiment et il faisait avec le sourire. Il ne piquait jamais de crises, ne pleurait pas sans de vraies raisons. Un enfant facile à tous points de vue.

Quand l’école vint, Njáll ne se fit pas non plus remarquer. Il savait déjà comment elle fonctionnait, l’école, et était donc préparé à faire ce que la maîtresse lui demanderait. Il écoutait les histoires avec attention, sa préféré restant celle de La Petite Sirène. Il demanda beaucoup d’histoires à la maison après. Et c’est en entrant en élémentaire que le petit Njáll découvrit quelque chose d’encore mieux que les histoires. Pendant un cours de sport, le professeur avait décidé de les initier au patin, et de les faire jouer au hockey quand ils sauraient bien en faire. Si pour certains se tenir sur des patins avait été une corvée, pour lui ce fut une révélation. Ce jour-là, il avait piqué sa première et dernière crise, exigeant des patins tous neufs et des cours pour faire comme les grands qu’il avait vus s’entraîner.

Le patin prit alors une place prépondérante dans sa vie, centrale, povuait-on dire. Il n’avait pas beaucoup d’amis, et ils étaient tous au cours de patin. Un petit asiatique du nom de Fai avec qui il parlait peu, car il parlait pour deux et un grand blond qui resta son meilleur ami jusqu’à nos jours. Il parlait français chez lui et s’appelait Sidonie. A tous les galas, il portait une tenue soigneusement cousue par sa maman, et était fier de montrer à ses parents ses progrès.

Mais quand la santé d’Anna commença à décliner, la passion pour le patin de Njall devint de plus en plus dévorante. Les mois passèrent, et plus Anna était faible, plus il progressait. L’année ou son taciturne entraîneur le jugea prêt pour une compétition, Anna mourut. Le cancer avait rongé la souriante et gentille Anna, qui partit deux jours avant les 12 ans de Njáll, qui fêta alors le plus triste anniversaire de sa vie. Entouré d’adultes aux sourires pleins de compassion, les condoléances au bord des lèvres, il avait soufflé ses bougies pour s’empresser de retourner dans le lit de ses parents pour se lover du côté de sa mère, le nez dans l’oreiller.

L’enfant joyeux, bruyant, énergique et gentil comme tout semblait avoir disparu avec la douce Anna. Il sombra lentement mais sûrement dans le syndrôme d’abandon, perdit tout intérêt aux choses qui l’amusaient auparavant. Sa chambre se vida de toutes ses couleurs, les poches sous ses yeux s’installèrent pour de bon, et le sourire qui étirait ses lèvres rosées s’effaça pour laisser place à un visage de presque-adolescent triste comme les pierres.

S’il avait abandonné tous ses loisirs, il continua de s’appliquer à l’école, plus par culpabilité que par réel intérêt. Tous les soirs, il allait montrer ses leçons, ses notes à son père, qui n’en menait pas large non plus. Il se sentait comme un poids pour Einar, qu’il entendait pleurer discrètement la nuit quand il le croyait endormi. Alors il travailla fort pour qu’il soit fier de lui. Mais il ne participa plus jamais aux galas de patinage : s’il ne pouvait pas porter les tenues faites par sa maman, il n’en porterait aucune.

Einar perdit son emploi de professeur de menuiserie, et trouva un job à la compagnie des bus. L’appartemment plein de couleurs et de jeux devint banal, digne d’un catalogue Ikea rétro. Njall grandit, mais très peu, pour un Islandais. Il ne dépassa pas le mètre 70, restant obligé de lever la tête pour regarder son père qui plafonnait à 15 centimètres au-dessus.

Il finit ses études primaires avec les félicitations de ses professeurs, élève travailleur, il avait impressionné l’équipe éducative par son archanement. Car même s’il lui arrivait de ne plus réussir à aller au lycée pendant plusieurs jours, il rattrapait chaque minute qu’il avait perdue et travaillait d’arrache-pied pour combler son retard, ou la mauvaise note d’un contrôle raté. Souffrant d’insomnie, il lui arrivait de s’endormir en cours, mais avait toujours un dictaphone pour enregistrer la moindre information.

Quand arriva le moment de choisir une fac, Njáll se décida pour l’art. Sa mère en était friante et l’avait sensibilisé à ça dès sa petite enfance, et même s’il n’y portait pas autant d’intérêt que certains de ses camarades, il s’était mis en tête de marcher dans les pas de sa mère, et de transmettre à des jeunes le goût des arts. Il avait alors demandé une bourse pour l’étranger, sans grande conviction, et fut bien surpris de la réponse positive qu’il obtint. C’est avec le coeur lourd et les yeux tournés vers l’Islande qu’il avait alors pris l’avion, laissant derrière lui un prince fier, qui en fleurissant la tombe de sa mère tous les dimanches racontait à la pierre humide à quel point son fils était devenu un grand.

Identité

Age : 20 ans
Nationalité : Islandaise
Situation familiale : Classe moyenne basse, études financées par une bourse et l’héritage que lui a laissé sa mère
Lieu de naissance : Reykjavík
Date de naissance : 29 octobre 1997
Faculté : Arts
Café ou thé (ou chocolat chaud) ? : Café, ultra sucré de préférence
Objet fétiche : Une photo un peu écornée d’une jolie blonde souriante qui fait coucou au petit garçon derrière l’objectif
Taille : 1m70
Situation scolaire (plutôt bon élève ou pas) : Elève globalement travailleur et avec de bons résultats, mais en dents de scie
Profession des parents : Père chauffeur de bus ex-enseignant en menuiserie, mère décédée
Profession envisagée plus tard : Professeur d’arts plastiques
Clubs (max 2) : Danse
Partie du personnel ? : X
Derrière l'écran

Pseudo : Macarousse
Age : 22
Ou tu as trouvé ce charmant forum ? J’ai suivi l’odeur de cannelle
Code du règlement : Je suis un kiwi
Un petit mot en plus ? :
Pouet.



Dernière édition par Njáll Einarsson le Mar 6 Sep - 22:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Allur rennvotur engin gúmmístígvél. { U.C.   Lun 5 Sep - 22:44


Medecine
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Don : Contrôle du Sommeil
Argent : 55
Messages : 67
Date d'inscription : 04/09/2016
Age : 19

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

<3

_________________
But strong girl, you know you were born to fly, tears you’ve cried, all of the pain you’ve felt, it’s to prepare you for the day you’ll fly even higher. Everybody’s gonna see it soon. ©
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MessageSujet: Re: Allur rennvotur engin gúmmístígvél. { U.C.   Mar 6 Sep - 22:48


Personnel
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Heyheyhey
Messages : 60
Date d'inscription : 06/04/2012
Alea jacta est


Validé

Félicitations pour cette fiche que j'ai trouvée fort agréable à lire !
Tu peux dès à présent demander une chambre, voter sur les Top Sites, rp, dire à quoi ressemble ton coin de chambre, rpcb... Bref, le toutim habituel.

Bienvenue parmi les Méduses !



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MessageSujet: Re: Allur rennvotur engin gúmmístígvél. { U.C.   

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