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 When we don't work together [Cuisines] [No']

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MessageSujet: When we don't work together [Cuisines] [No']   Jeu 8 Sep - 17:58


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Le soleil tombait doucement dans la mer, arrosant le ciel de ses lumières irisées. La fenêtre ne permettait pas d’avoir une large vue sur le littoral, seulement, si on se plaçait suffisamment bien le phénomène féérique du crépuscule était pleinement apparent. C’est ce moment que choisit le slave pour entrer prendre possession des lieux. La rumeur sourde du café, des pas, des conversations, de l’agitation lui était restée en tête, avant qu’il ne visse ses écouteurs dans ses oreilles, optant pour le rythme calme et apaisant d’une chanson de Oliver Dragojevic. Les mots qui s’enchainaient dans sa langue natale, il les connaissait bien, il les faisait rouler dans sa bouche, sur sa langue, sans qu’un seul son n’en sorte. Le croate marchait un peu courbé en ce moment, comme s’il portait sur ses épaules tout le poids du monde. Son expression était comme figée dans cet état méditatif qu’il affichait parfois. Ses yeux gris à la teinte uniforme ne cillaient pas, comme si un battement pouvait chasser cet état dans lequel tout son corps semblait s’engager.

Une fois entré, il ferma la porte derrière lui. Il s’installa quelques temps sur une chaise, regarder le soleil dans sa course vers la mer, inexorable. Il avait aimé quelques poésies notées et gardées précieusement quelque part, mais n’était pas poète. Lui-même n’aurait pu ne composer aucun vers à cette vue qui aurait pu en inspirer tant. L’élève en ingénierie se contenta de se débarrasser de sa veste, recouvrant la petite chaise de laquelle il se levait. Ses écouteurs furent arrachés d’une main lourde, tandis que son portable fut écrasé sur une table. De dos, la coque laissait voir un damier rouge et blanc sur toute la surface. D’un coup d’œil, l’intégralité de la salle fut balayée.

Tomislav prit un tablier sobre, intégralement bordeaux, et l’enfila par-dessus son tee-shirt, qui lui-même était sobre, façon marinière, black avec des rayures bleu foncé sur la largeur. Ce vêtement ne semblait pas de première fraicheur, avoir servi longtemps et davantage pour des travaux impliquant de ne pas porter d’habits fragiles.  A quelques endroits restaient des traces de graisse n’étant jamais parties, mais pour une raison inexplicable, le croate tenait à cette vielle fripe. Une fois ceci fait, il commença à ouvrir des tiroirs, sortir de quoi cuisiner, puis le frigo, et sur une table s’amoncela progressivement une pile hétéroclite, n’étant présent que pour le but commun de réaliser un plat. De l’huile, de l’eau, du sel et de la farine pour commencer, former une pâte. Il alluma le four, puis sorti de quoi faire la garniture, avec de la viande hachée, de l’ail, des oignons, du paprika, et des pommes de terre. Il avait sorti une des recettes que sa mère lui avait écrit avant qu’il ne parte pour l’école, gardée précieusement dans un carnet de notes qui ne quittait jamais son sac. Ces recettes lui tenaient à cœur, autant que le fait de les réaliser.

Il aimait particulièrement cuisiner seul. En fait, le croate avait autant besoin de compagnie qu’il avait besoin de pouvoir être seul. Le travail au café lui demandait tant d’attention et de bonne volonté de sa part, qu’il avait doublement besoin de se détendre lorsqu’il avait des moments libres. Tomislav aimait également travailler de ses mains, preuves étant les quelques maquettes trônant sur des étagères qu’il avait montées lui-même dans sa chambre, mais aussi tout le travail et la volonté qu’il mettait dans ses projets d’ingénieur. Lorsqu’il retournait au pays, au garage, il insistait pour aider son père. Ce père, sans cuisiner lui-même, lui avait donné le sentiment qu’une vie pleine et saine, était une vie ou on avait à travailler avec ses mains. Cela ne voulait pas dire qu’il se tuait à la tâche non plus, mais il faisait son travail et le faisait bien. Le slave essuya ses mains dans un torchon, une fois avoir mis la pâte à reposer pour attaquer la garniture. Il ne faisait pas si souvent des burek à la viande, mais ayant le souvenir d’avoir vu faire sa mère et la recette sous les yeux, il se débrouillait raisonnablement. La pluie battait sur les carreaux. La plupart des gens étaient sans doute à étudier, ou au café, ou les deux, ce malgré l’incident avec le spectre. Il ne s’attendait donc pas à recevoir ici…




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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Jeu 8 Sep - 23:10

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— Tomislav is in the kitchen —
Elle avait fermé la boutique, s'était assurée que tout était en ordre, que la caisse avait bien été verrouillée, que Charles avait bien à boire et à manger. Elle s'était attardée pour le caresser un peu. Une dizaine de minutes puis elle allait rentrer... Elle avait remis sa veste en cuir et son écharpe en cache-nez. Elle n'avait pas pris son parapluie à cause des bourrasques de vent qui soufflaient.
Nothembi venait de se remettre d'un rhume causé par une virée à la plage, virée qu'elle avait faite pour prendre les vagues à bras le corps et affronter les rouleaux. La Sud-africaine aimait surfer, elle se sentait libre, se vidait l'esprit, l'adrénaline qui prenait possession de son corps... C'était-là une sensation grisante dont elle ne pouvait se passer. Alors oui, il y avait des risques, mais c'était lors de ces moments qu'elle se détendait le plus... Tout cela lu_i permettait d'évacuer ce trop plein d'énergie dont elle débordait depuis son plus jeune âge.

Ni la pluie, ni le vent ne l'empêchèrent de faire un détour par la côte pour rejoindre les logements universitaires. Elle resta un long moment face à l'horizon, face à l'immensité de l'Océan Pacifique. Le soleil n'était pas loin de se coucher. Les mains enfouies dans les poches de sa veste en cuir, ses écouteurs enfoncés dans ses oreilles, toujours sur cette même chanson de Goodluck. A dire vrai, le temps s'y prêtait.
Elle aimait quand le temps était chaud et sec. Mais elle aimait les pluies d'été, leur odeur, le bruit du tonnerre quand celui-ci éclatait, la lueur des éclairs lors des nuits estivales. Lahja pleurait souvent à cause de ça, elle se souvient de ses parents qui se levaient pour rassurer la plus jeune des filles Mkhize.
Nothembi elle restait face à la fenêtre à observer les zébrures dans le ciel sombre.
Elle passa une bonne demie-heure à observer la pluie au large, c'était un coup à retomber malade mais après tout ce qui s'était passé, elle avait besoin de faire le vide dans son esprit, elle qui était d'un naturel plus que nerveux. Souvent elle se détendait en sortant avec des amis, en allant faire la fête... Mais elle n'avait pas vraiment la tête à ça à dire vrai en ce moment.

A ce moment, seule la contemplation de la nature la calmait. Ecouter de la musique en regardant l'océan ou le ciel était ce qui la calmait le plus le plus souvent en ce moment.

Elle passa une trentaine de minutes face à ce spectacle avant de rentrer aux bâtiments, les vêtements mouillés par la pluie. Elle aurait pu rester plus longtemps mais elle ne tenait pas à retomber malade. Elle rentra dans le bâtiment, alla déposer son sac, sa veste et son écharpe dans la chambre. Ses colocataires n'y étaient pas. Elle prit des vêtements secs et prit une douche bien chaude rapide pour éviter d'attraper un coup de froid avant de se rhabiller. Elle avait une petite faim.
Elle ne mangeait pas beaucoup pendant son service. Elle prenait un sandwich le midi (soit le Cook, la vegemite étant son plaisir coupable, soit le Gandhi, étant de Durban, elle aimait beaucoup le curry) et un muffin en cas de creux (ce qui arrivait souvent, elle avait bon appétit).
Elle adorait se remplir la panse de bonne nourriture, pouvant manger des quantités pas croyables sans prendre un gramme du fait de sa nervosité continuelle mais elle ne savait pas cuisiner. Enfin elle savait faire la base... faire cuire des pommes de terre ou du maïs par exemple et savait très bien cuisiner la viande mais elle n'aimait pas cuisiner. Cela faisait le malheur de ses parents selon lesquels "elle ne trouverait jamais quelqu'un qui accepterait qu'elle ne cuisine rien à part des sandwiches". En réalité, elle trouvait que cuisiner était une perte de temps, elle n'avait pas assez de patience pour pouvoir rester des heures en cuisine, quand bien même ce qu'elle ferait serait bon à manger. Elle ne pouvait pas attendre qu'une cuisson arrive à son terme sans bouger et la Sud-Africaine considérait que le temps que l'on prenait pour cuisiner pouvait servir à des choses qu'elle jugeait bien plus productives à son sens comme bosser ses cours, travailler une chorégraphie ou aller nager...
Nothembi se contentait alors de manger simplement. Des sandwiches, des pommes de terres et de la viande ou mieux... Prendre à emporter. D'ailleurs elle se maudissait intérieurement de ne pas avoir pensé à cette éventualité plus tôt quand elle était encore à l'extérieur. Elle envoya un message à des proches d'Afrique du Sud en taisant comme d'habitude les événements actuels et en prétendant que tout allait bien avant de se diriger vers la cuisine. Elle ne savait pas ce qu'elle allait dîner. Elle verrait ce qu'il y aurait dans le réfrigérateur et aviserait sûrement, comme à son habitude. Elle ouvrit la porte de la cuisine et quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit une silhouette fort familière qui exécutait des gestes fort familiers.

- Oh. Salut Tomislav. Enfin Re-salut. déclara-t-elle avec un petit sourire avant d'aller vers les placards pour voir ce qu'il y avait.


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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Ven 9 Sep - 9:14


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Eplucher, couper, émincer, mélanger, autant de gestes minutieux qu’il accomplissait avec ses grandes mains. Il pouvait être étonnant de voir cet homme, qui était raisonnablement cossu et massif s’adonner à une activité que l’on associait traditionnellement aux femmes. Les préjugés ont la vie dure quoi qu’on en dise, on lui avait déjà fait remarquer que ce loisir n’était pas « viril ». Mais avait-il besoin de prouver sa masculinité ? En tout cas dans son pays, on ne pensait pas de la sorte, il n’était pas rare que les hommes sachent également se débrouiller en cuisine. Peut-être pas dans toutes les régions du pays, mais lui il trouvait ça normal. De toute façon, s’il n’était pas féministe engagé, il n’en était pas moins qu’il respectait à son niveau la gente féminine et pouvait s’en faire défenseur en cas de besoin. Chez lui, il arrivait que l’Eglise calomnie les femmes, mais il faisait partie de ces jeunes qui ne se sentaient pas tenus par tout ce qu’une poignée de vieux ecclésiastes avait à dire.

Une présence s’infiltra dans son espace de calme. Bien qu’il ne soit pas toujours des plus attentifs, Ici, c’était son petit moment à lui, il remarquait tous ceux qui daignaient rentrer, tel un ours dans sa grotte. De plus, cette présence il la connaissait asse bien. Le pas léger, presque félin, des mouvements de danseuse. L’opposé de sa façon de se déplacer. Entre eux, les deux membres du personnel semblaient s’accorder en une étrange combinaison d’opposés. Tomislav se doutait cependant qu’au fond de lui comme au fond d’elle dormaient certaines blessures congénitales. On se reconnait, l’autre vient faire comme un miroir de nos symptômes. Ils ont tous les deux portés sur leurs épaules des syndromes des catastrophes qu’ils n’avaient pas vécu. Des cicatrices d’aucune blessures et par conséquent invisibles.

Il mit un temps avant de réagir, une vingtaine de secondes, terminer ce qu’il avait entreprit avec la garniture. Puis il essuya ses mains dans un torchon humide, pour ensuite se tournée vers elle. Elle était grande, fuselée, des jambes interminables et pleines, un sourire déposé comme un papillon coloré sur ses lèvres épaisses. Le futur ingénieur s’accouda au plan de travail derrière lui, pour pouvoir être face à elle.

- Bog.

Il se racla la gorge. Tout le monde ne comprenait pas le croate et il devait définitivement arrêter de saluer les autres dans sa langue natale. Chose qu’il déplorait particulièrement.

- Salut Nothembi, tu as faim ? Parce que je n’en ai pas pour longtemps pour terminer, si tu veux manger avec moi.

Mieux, beaucoup mieux. Puis comme ça elle pourra lui dire si c’est une réussite, ce plat. Il n’y aurait pas de restes au moins. Il n’arrivait pas à bien définir la relation avec sa collègue. C’était assurément une relation de travail, lui aurait aimé qu’ils soient amis, mais il ignorait si c’était également le cas de la sud-africaine. Au café, ils avaient eu quelques querelles et désaccords, déjà à cause de son tempérament habituel beaucoup trop protecteur. Il n’aurait pas pensé que cette tendance puisse presque en devenir un défaut, mais il avait besoin de ça pour se sentir utile. Ce qui en était presque absurde à force. Tomislav n’était pas quelqu’un d’intrinsèquement logique, à priori, il avait même plutôt choisi la voie du paradoxe. Le slave se remit à son boulot, se demandant toujours qu’es ce qu’il y’avait derrière le sourire qu’elle lui avait adressé. Etait-ce juste de la convention ? Lui ne souriait jamais juste pour être agréable spontanément. Pourtant il souriait souvent, quand il ‘avait motif, quand cela lui venait, mais ici il était plutôt stoïque car rien n’impliquait qu’il mette ses zygomatiques en mouvement.

On disait qu’il tenait ça de son père, comme beaucoup d’attitudes. Au moins, plaisantait-on, l’atavisme justifiait qu’il ne soit pas un enfant illégitime. En tout cas, cela pouvait faire un autre point sur lequel lui et sa collègue divergeaient. Tous les deux, ils étaient un peu comme l’eau et le feu, lui avec son calme de surface et elle ses nerfs à fleur de peau par moments. En tout cas c’était ainsi qu’il le percevait. Il termina la garniture et se laissa tomber sur une chaise, le temps de laisser finir de reposer la pâte…


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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Ven 9 Sep - 11:37

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— Tomislav is in the kitchen —
Nothembi se sentait embarrassée. Son sourire se transforma en petite moue discrète.

Pour tout dire, elle ne savait pas comment réagir avec le Croate. Ce dernier étant son collègue de travail, elle avait remarqué qu'il n'était pas très expressif. Enfin cela dépendait des moments, parfois il semblait enclin à plaisanter au Café, mais souvent, elle avait le sentiment de l'ennuyer ou de le déranger. Elle essayait souvent de paraître sympathique avec un sourire, elle tentait de briser la glace pour qu'il y ait l'éventualité qu'ils soient plus que des collègues de travail au Café mais elle avait le sentiment que ses efforts étaient vains parce que tout cela ne semblait rien provoquer chez Tomislav. Comme précisément actuellement. Il lui parut qu'il voulait qu'elle s'en aille. Ce qu'elle n'allait pas tarder à faire de toutes manières tant l'atmosphère apparaissait comme tendue.

De plus, elle avait eu le sentiment qu'il l'avait fortement jugée quand elle était tombée malade après qu'elle lui ait avoué qu'elle était partie faire du surf. Elle s'était sentie sotte à ce moment là et avait regretté de lui avoir déclaré ça. Elle avait aussi tenté de plaisanter parfois, en vain.

Bien sûr, il était sûr et certain qu'il n'était pas méchant et loin d'être malveillant. Parfois il avait semblé se soucier un peu d'elle, lui proposant du rooibos quand elle était malade ou ayant fait quelques remarques à l'image d'un père ou d'un grand-frère - ce que Nothembi n'aimait pas vraiment, se considérant comme adulte responsable et assumant ses actes - ou après l'incident de l'esprit. Pendant la soirée il l'avait même invitée à danser...
Mais c'était difficile à dire. Bien entendu ils discutaient quelques fois au café mais c'étaient à propos de sujets triviaux, rien de bien intéressant. La Sud-Africaine serait bien incapable de dire quoi que ce soit sur le Croate à part deux-trois trucs qui semblaient de notoriété publique comme son amour du football, de son pays ou de Game of Thrones...
Ses connaissances sur lui s'arrêtaient là et elle n'était pas allée plus loin dans les discussions à cause de ce sentiment d'embarras quand il était là et de la peur qu'il lui dise que ça ne la regardait pas et puis le fait de travailler au Café était une activité presque continuelle, celui-ci étant très fréquenté par les étudiants, il était donc rare qu'ils soient tous les deux posés au même moment sans qu'il n'aient à satisfaire une commande.

Elle était d'un naturel souriant et ce, depuis toute petite. Trop presque, mais si son sourire sympathique semblait ourler ses lèvres de manière quasi-continuelle, il n'empêchait qu'il était sincère. Elle n'allait pas sourire à quelqu'un qu'elle n'aimait pas. Cela lui était impossible. On lui avait dit à de maintes reprises qu'elle avait un beau sourire avec ses lèvres pleines et ses dents blanches bien alignées et régulières. Pour elle, ça servait souvent de premier contact, bien plus efficace que des paroles. Ses sourires trahissaient souvent son état d'esprit, taquin, malicieux, doux, sympathique, agréable, gêné, nerveux... Elle en avait tout un panel, tous aussi différents les uns que les autres.
Souvent on lui avait dit "A force de sourire tu vas rester coincée" mais ça ne l'avait jamais arrêtée comme cela ne lui avait jamais causé de tort.

Jusqu'à présent du moins.

Sans ses talons et pieds nus, elle était plus petite quoique restant d'une taille respectable, sa minceur donnant parfois l'impression qu'elle était plus grande même mais elle était à l'extrême opposé du slave, massif et fort. Très semblable à un ours.

- Ah... C'est lekker de proposer.

C'est vrai que ça sentait bon et que ça donnait envie ce qu'il faisait là. Il lui avait bien dit qu'il cuisiné mais la discussion s'était arrêtée là

- Merci mais je passais juste grignoter un truc. Je te dérange pas plus que ça.

Rire nerveux.

Oui, pour elle, cette proposition était forcée parce que c'est impoli de cuisiner devant quelqu'un et de ne rien lui proposer. Enfin, c'est ce qu'ont souvent dit les femmes de sa famille.

Elle trouva un sachet dans lequel se trouvait du pain de mie et un pot de vegemite. Un repas qui en soit n'était pas fameux mais ça lui suffisait amplement, enfin, ça lui permettrait de se sustenter rapidement et de laisser à nouveau l'étudiant en ingénierie à ses occupations comme si de rien n'était.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Ven 9 Sep - 16:21


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"C'est lekker". Il la reconnaissait bien la avec ce mot qui ne lui parlait pas du tout. Il en connaissait le sens, le son, la tonalité, mais il ne parvenait pas à le saisir pleinement et de façon personnelle. Tout semblait être lekker. C'était comme jeter une poignée de paillette dans les airs, lekker. Il ne savait même pas si pour elle même ça avait une véritable importance, si ce n'était pas un automatisme de langue. Alors il décida tout simplement de ne pas relever. Elle aurait pu dire "Ah tu cuisine" qu'il aurait sans doute réagit de la même façon. En tout cas, il avait vu que depuis le début elle le regardait avec ce regard mal à l'aise qu'elle avait parfois et qu'il ignorait comment interpréter. Il savait avec les années passées à l'école qu'il pouvait parfois se comporter de façon paraissant rude, bien que ce soit normal pour lui. Jusque la il avait estimé que c'était peut être cela qui la dérangeait mais il ne pouvait pas y remédier. De même qu'il avait parfois un humour particulier qui pouvait porter à confusion.

Elle refusa de manger ce qu'il préparait. Il la regarda en biais, le percevant comme une excuse pour se soustraire au fait de manger ensemble. Elle devait donc juger qu'il était un mauvais hôte ou cuisinait mal. Dans les deux cas c'était potentiellement insultant. Dans tout les cas, lui le percevait mal, cela ne se faisait pas vraiment. D'autant qu'a ce qu'il voyait, elle préférait manger du vieux pain avec de la vegemite. Avec de la vegemite. Avec quelque chose de potentiellement assez mauvais donc, de son point de vue. Manger cette chose plutôt ce que lui préparait en y mettant du coeur et surtout fait maison. Inutile de préciser qu'a ce moment là de cette petite conversation, Tomislav était vexé. Il se remit à l'ouvrage en réfléchissant. Peut être y avait il eu un malentendu après tout ? Elle était mal à l'aise avec lui soit. Mais il n'y avait aucune raison pour ne pas chercher à améliorer la situation.

- Ca me ferait plaisir que tu manges avec moi, on en a pas souvent l'occasion.

Autant dire que le croate ne se sentait jamais forcé en rien. Il était généralement direct, à ne pas s'embarrasser d'inutiles circonvolutions. Il ne lui aurait pas proposé si il n'avait pas voulu qu'elle mange ce qu'il à fait. Sauf qu'il ne lui était pas hostile, à la sud-africaine, et vu qu'elle était la, elle n'allait pas manger des cochonneries, ce n'était pas admissible. Il leva un peu ses sourcils droits, qui retransmettaient généralement très bien ses expressions. Il ne souriait pas nécessairement davantage, mais essayait de faire passer l'idée qu'il serait content qu'elle accepte. Le slave ne se sentait pas troublé plus que ça qu'elle soit entré tandis qu'il était seul. Jamais il ne refusait de voir des gens, ou alors il fallait vraiment qu'il soit en état d'intense tristesse ou dépression.

- Pose toi, profites en pour oublier un peu les soucis de ces derniers jour, le café. Franchement ce sera pas volé.

Tomislav termina sa préparation et mit tout cela au four. Il régla la cuisson avant d'aller se servir un verre d'eau, puis alla poser toute sa masse sur la même chaise que tout à l'heure. D'ivi il pouvait vraiment la voir de pied en cap. Ce qui lui fit remarquer qu'elle n'avait pas de chaussures. D'une certaine façon elle captait sa curiosité et le fascinait. Déjà parce qu'il était très curieux de nature, il posait des questions, était à l'écoute. Mais ça encore c'était une tendance globale, il faisait ça avec tout le monde. Puis elle venait d'un continent qui était pour lui empli de mystères. Au pays il n'y avait de telles amazones a la peau sombre, du genre a aller surfer en plein hiver austral. Mais aussi il ne pouvait pas nier qu'il la trouvait attirante avec son élégance et le charme qu'elle dégageait.

En général, en ce moment il n'était pas dans une optique de drague. Le slave flirtait parfois pour le plaisir de la chose, plutôt généralement amateur de romantisme. Mais avec elle il était sérieux, il ne badinait pas trop, parce qu'il ne la sentait pas du genre à s'amuser au jeu du faux amour. Il sortait d'une relation de couple qui avait fini d'une façon éprouvante pour les deux parties, lui parce qu'il était fidèle et elle parce qu'elle l'aimait probablement encore. Le futur ingénieur savait être mauvais lorsqu'il était contrarié et avoir a quitter quelqu'un le contrariait assurément. Donc il avait eu une petite période un peu compliquée, quelques semaines avant et par conséquent se re caser n'était pas encore dans ses priorités. De toute façon, il étant davantage le bon pote qu'un bourreau des coeurs alors de toute manière il n'avait à éconduire personne. Il consulta Nothembi du regard, voir si elle était encline à être plus détendue.


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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Ven 9 Sep - 20:38

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Elle vit son regard en biais. Elle se crispa légèrement. C'étaient ce genre de réactions qui faisait qu'elle ne comprenait pas le slave. Elle n'avait rien dit de méchant ou d'insultant ou du moins pas à sa connaissance. Était-ce parce qu'elle avait refusé de partager le repas qu'il avait fait avec lui ?
Elle avait fait cela dans le but de ne pas avoir affaire à une situation fort gênante. Elle se concentra sur les tranches de pain molles qu'elle avait oublié de passer au grille-pain. C'était trop tard comme elle avait commencé à étaler la pâte alors qu'un silence pesant s'installa. Peut-être devrait-elle s'excuser, ne pas laisser leurs rapports se dégrader davantage...

Enfin il prit la parole avant elle. Disant que cela ne le dérangeait pas... Que cela lui faisait plaisir si elle comprenait bien.
Alors elle commença à y réfléchir. C'était vrai que, bien qu'ils étaient collègues, ils n'avaient pas tant d'échanges que ça. Des salutations, des rares échanges faits lors de brefs breaks au café... Rien de plus. Peut-être que tout cela n'était qu'un malentendu et si ce n'était pas le cas, il fallait mettre à plat tout ce qu'ils avaient à se dire, à reprocher à l'autre... Elle lui demanderait quel serait le problèmes, ou quels seraient, s'il y en avait plusieurs, avec elle et ainsi elle serait fixée sur la question et les conditions de travail n'en seraient que meilleures s'ils se disaient ce qu'ils pensaient honnêtement l'un de l'autre en termes de points négatifs. La Sud-Africaine était prête à faire des consensus si cela pouvait améliorer l'ambiance au sein du corps du personnel au Coffee Lab.
Elle n'eut pas le temps de répondre qu'il enchaîna sur une autre phrase.

Il semblait rassurant, rien à voir avec le regard peu amène qu'il lui avait lancé à peine quelques instants plus tôt, à nouveau il parut à la jeune femme qu'il avait revêtu le même masque avenant qu'il possédait lorsqu'il lui proposait du rooibos au Café lorsqu'elle était enrhumée ou lorsque, ayant expérimenté des phénomènes paranormaux, cherchait à la calmer ne serait-ce qu'un peu.
En cela, elle ne comprenait pas le slave, il semblait... absurde. Enfin, il manquait de logique surtout aux yeux de Nothembi mais il n'empêche qu'il était sincère et plein de bonne volonté et ça, elle ne pouvait le nier (ou alors il cachait bien son jeu et elle n'y voyait que du feu). En cela, elle allait accepter sa proposition.

- D'accord alors.

Elle esquissa un léger sourire, ne sachant s'il allait le rendre cette fois. Lorsqu'il s'assit, elle sentit son regard clair la parcourir et elle haussa légèrement un sourcil.
Oui, elle marchait nus-pieds. Après tout, à la fin d'une journée entière chaussée de talons, elle n'arrivait pas à se chausser à nouveau ou à mettre quoi que ce soit sur ses pieds, elle rangea ce qu'elle avait sorti et mangea le morceau de pain sur lequel elle avait au moins mis de la vegemite.
Une fois ceci fait, elle alla s'asseoir et balayait la cuisine du regard avant de regarder les yeux de son collègue de travail. Elle lui avait déjà déclaré qu'elle trouvait qu'il avait de beaux yeux et elle ne mentait pas sur ça. Leur couleur la fascinait à vrai dire. Elle n'avait jamais vu ça. A dire vrai, elle aimait les yeux clairs.

Et en général... Elle ne pouvait décemment pas dire que le croate était moche. A dire vrai c'était bien son type d'hommes mais elle ne se voyait pas avec lui.
De nouveau un silence qui s'était installé.

- Ça sent bon en tout cas... Maintenant attendons de voir le goût.

Tentative de plaisanterie, elle avait ri un peu. Elle regretta quasiment immédiatement cette phrase parce que les derniers essais de blagues qu'elle avait faits à l'adresse du croate s'étaient relativement mal terminés. Enfin... Il avait mal pris son humour ou était resté indifférent face à ces tentatives et c'est ce qui poussa Nothembi à penser que le problème c'était elle. Il fallait vraiment qu'elle soit fixée là-dessus.

- Pardonne mon manque de tact et loin de moi la volonté de jeter un froid tout de suite mais j'ai besoin de savoir un truc...

Soupir. Elle était prête à le demander, ça il n'y avait pas de problème. Elle pouvait se faire très honnête quand il le fallait et préférait largement qu'on le soit avec elle. Elle continua tout de suite après.

- J'ai le sentiment que tu ne m'apprécies pas des masses... Après c'est normal, on peut pas être aimé de tout le monde... Mais j'aimerais bien que nous soyons clairs là-dessus parce que j'aimerais éviter qu'il y ait des non-dits entre nous, c'est pas le plus idéal pour l'ambiance entre collègues ou au travail quoi.  

Nothembi aurait pu justifier cette impression en énumérant tous les gestes qu'elle avait interprétés comme confortant cette idée mais si elle se faisait des idées fausses alors elle aurait eu l'air maline dans sa paranoïa. Alors elle préféra attendre qu'une réponse vienne.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Sam 10 Sep - 10:54


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Lorsqu’elle accepta, Tomislav eut un sourire. Il espérait juste qu’elle ne se sentait pas forcée, parce qu’il aurait fait un mauvais hôte de forcer les gens à rester manger avec lui. En réalité, il était quand même plutôt content, c’était assez rare que quelqu’un soit là, autre que lui, pour gouter ce qu’il prépare. C’est donc dans une nouvelle humeur faciale qu’il vérifia le four, presque impatient à l’idée qu’on lui dise comment était son plat. Il ne contrôlait pas son sourire et à ce moment précis, celui-ci daignait apparaitre. Elle remarqua qu’en tout cas ça sentait bon. C’était une bonne chose, il en était content. Un premier début agréable. Les rares fois où il avait cuisiné avec quelqu’un c’était le plus souvent avec sa mère qui était particulièrement critique sur ce point « n’abuse pas avec les oignons » ou « rajoute du vegeta », puis un vague commentaire lorsqu’il goutait pour dire si c’était bien ou non. Sa mère avait toujours été très à cheval sur tout ce qui concernait la nourriture chez eux et c’était sans doute sa plus grande exigence. Alors avec ça, il n’avait pas forcément une grande confiance en lui sur ce point. En plus une fois il avait tenté de passer au club de cuisine pour voir, et mal lui en avait pris, car eux faisaient des plats particulièrement esthétiques, lorsque lui se contentait de suivre des recettes traditionnelles. Il en avait pris un coup à l’égo.

Elle rit. Tomislav n’avait pas capté que c’était une blague, un peu comme le reste du temps, il pensait qu’elle disait simplement la vérité. « Attendons de voir le gout », cela lui semblait normal, aller dans le contexte, sans ironie, sans tentative de faire marcher ou sans humour noir. Cette fois, par politesse, il rit avec elle, même s’il n’avait pas compris. Intuitivement, il s’était dit que c’était la chose à faire, plutôt que la laisser se rire seule. Peut-être qu’en Afrique du Sud c’était drôle de dire qu’un plat sentait bon, mais qu’il fallait voir le gout ? Quoi qu’il en soit, malgré toutes ses qualités elle était un peu compliquée parfois, pour lui. Puis elle s’arrêta. Comme ça net. Comme si le fait d’avoir ri avec elle la coinçait ? Peut-être s’était-elle rendu compte qu’il n’avait rien compris du tout. De toute façon il avait toujours fait un piètre comédien. Il n’était pas fait pour être quelqu’un qui savait se rendre agréable, il était juste cet espèce de slave fait d’une pièce qui ne pouvait s’illustrer autrement que dans une espèce de franchise directe. Du coup, il se contenta d’acquiescer à sa demande. Puis il sorti son plat du four, tant qu’à faire, il serait plus tranquille comme ça, mais il s’arrangea pour le faire rapidement.

Sa réflexion lui tira une expression perplexe. Ah oui quand même. A ce point ? Il commença à réfléchir à ce qu’il avait fait de si gênant mais il ne retrouvait pas. Au contraire il lui semblait avoir été plutôt prévenant, l’avoir respecté comme il se doit, enfin comme il convient de se comporter avec une femme. Ça lui était déjà arriver de draguer des filles ici et d’être moins respectueux avec elles les premières années, car il lui semblait que les étrangères étaient des femmes plus faciles qu’au pays. En même temps les balkaniques sont très direct, franc avec les compliments et n’ont vraiment pas peur d’aller vers les femmes en règle générale, alors forcément à être entreprenant, ses conquêtes en était flattée. Mais maintenant il estimait avoir grandi et gagné en maturité là-dessus et pensait qu’il valait mieux se comporter plus comme les européens de l’ouest quand il s’agissait de considérer une fille avec laquelle un veut préserver de bonnes relations. Installé de nouveau, il la regarda, réfléchit un peu à composer une phrase un peu convenue qui pourrait le dédouaner, puis il se disait que ça n’irait pas, parce qu’une phrase convenue ne collerait pas à sa pensée.

Mirna sam samo kada sam ti blizu
Ako me pustiš ostat ću bez snage
Ako još tvoje dobrote ne ukradem

Il se racla la gorge. « T’es un idiot Tomislav. Déjà tu ne sais pas dire des choses simples toi-même, mais en plus tu lui donne les paroles d’une chanson qu’elle ne comprendra pas. Puis ces paroles, pourquoi celles-là ? » D’une façon ou d’une autre c’était sincère, mais de toute façon tout le sens que le slave pouvait leur donner, elle n’en comprendrait rien. Elle ne pourrait qu’apprécier les sonorités roulantes de la langue slave, de ces mots qui se rapprochaient bien plus de la pensée du croate que n’importe quoi dit en anglais.

- Enfin je veux dire, non, pas du tout, juste que je suis pas toujours très souriant, ou à tout montrer de ce que je pense c’est tout. Enfin je suppose que c’est le problème ? Je ne vais pas agir de la même façon avec les clients qu’avec toi parce qu’on est collègues, ce n’est pas la même relation. Puis j’ai aussi de l’estime pour toi, je ne voudrais pas me comporter comme un rustre. Surtout depuis la dernière fois que j’ai tenté de plaisanter avec ça.

Il l’avait encore en mémoire, la fois où ils s’étaient disputés parce que ça l’amusait de jouer l’archétype du mec irrespectueux. Mais elle aurait dû le remettre gentiment à sa place et en être amusée parce qu’elle se serait doutée que ce n’était que plaisanterie et rien d’autre. Il avait un humour parfois un peu provocateur, parce que l’humour servait à moquer les travers et l’absurdité des situations pour lui. Dédramatiser. Pas provoquer des disputes. Alors il ne s’y risquait tout simplement plus depuis…

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Sam 10 Sep - 13:08

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— Tomislav is in the kitchen —
Il lui avait semblé voir un sourire ourler les lèvres du slave quand elle accepta, cela la rassura quelque peu. Cela voulait sans doutes dire qu'il était vraiment sincère dans sa demande, qu'il en était content et que c'était en bonne voie pour s'arranger entre les deux membres du personnel du Café.
Elle espérait vraiment que cela s'arrange. Nothembi ne désirait absolument pas être en mauvais termes avec lui, c'était loin d'être ce qu'elle voulait... Elle trouverait cela vraiment dommage qu'ils soient en froid alors que tout cela pourrait être sur la base d'un malentendu.

La sud-africaine regardait le croate dans ses moindres gestes, attendant sa réponse avec un peu d'appréhension non feinte. Elle tapait du pied sur le sol, comme à son habitude, sauf que n'ayant pas de chaussures à talons ou autres semelles, cela ne fit rien de plus qu'un léger bruit relativement étouffé. Elle avait remarqué le changement d'expression du jeune homme quand elle avait parlé de ses ressentis. Elle ne savait comment l'interpréter, elle ne le connaissait pas assez pour cela.

Lorsqu'il prit enfin la parole... Elle ne comprit rien et esquissa une moue visiblement contrarié.
Mais alors rien de rien. Qu'est-ce qu'il racontait ? Elle l'ignorait, il pouvait dire n'importe quoi, l'insulter, même si ces mots ne semblaient pas être des insultes mais rien ne disait le contraire et Nothembi, quoique plurilinguiste puisqu'elle parlait zoulou, anglais, afrikaans, français et comprenait les langues Nguni, ne connaissait pas un seul mot de croate.
Elle avait déjà entendu du russe et la langue qu'elle venait d'ouïr à ce moment était moins rude, plus musicale, plus appréciable aux oreilles mais elle ne se leurrait pas... Peut-être se fichait-il d'elle... Alors elle risquait de le prendre mal.
Mais elle n'allait pas se baser sur des conclusions hâtives, il allait sûrement s'expliquer parce que dans le cas contraire... Ils étaient face à une impasse dans le processus d'amélioration de leur relation.

"Et en anglais ça donne quoi ? Non parce que je peux aussi m'exprimer en zoulou hein..." songea-t-elle à rétorquer.

Fort heureusement pour elle, il finit par s'exprimer à nouveau dans la langue de Shakespeare. Elle l'écouta avec attention et ses paroles la rassurèrent et lui firent l'effet d'une bouffée d'air frais après des jours entiers d'enfermement ou d'une gorgée d'eau froide un jour de grande chaleur. Enfin c'est ce qu'elle ressentit lorsqu'elle entendit les premières phrases... Par la suite, elle entendit la dernière phrase avec le fâcheux événement.

A dire vrai. Elle s'en voulait terriblement de sa réaction qu'elle considérait maintenant comme exagéré a posteriori. D'habitude, elle était d'un naturel à plaisanter sur ce genre de choses, à jouer le jeu de son côté et elle savait que les deux garçons plaisantaient mais cela ne l'avait pas empêchée de monter au quart de tout parce qu'elle avait eu une journée éprouvante, parce qu'elle était tombée malade et souffrait de son rhume, parce qu'elle avait peu dormi de la nuit...
Evidemment, elle savait que cela ne pouvait pas excuser sa conduite. D'autant que tout le Café avait eu droit à une réelle scène de théâtre.

Elle grimaçait en se triturant les mains, regardant ailleurs.
Oui. Elle regrettait. Beaucoup sa réaction.

- Haw... Je comprends...  

Elle se mordilla l'intérieur de la joue, puis la lèvre inférieure en tapotant ses doigts sur la table pendant que l'air fut embaumé par l'odeur alléchante et épicée de ce que le slave venait de cuisiner. Son ventre gronda et elle grimaça de gêne.

- Sache que... Je m'en veux... Terriblement pour ma réaction... Je sais qu'elle a été exagéré et personne n'a à subir ça... Le pire c'est que je savais que c'était une blague et ça n'excuse rien mais j'avais passé une très mauvaise nuit, pour ne pas dire horrible, à cause de mon rhume qui me suivait la journée, la journée avait aussi été exténuante et... Enfin voilà... Je sais que ça peut sembler comme des prétextes... Mais je veux que tu saches que je m'en veux vraiment... Honnêtement.  

Elle chercha le regard du slave pour le regarder droit dans les yeux comme pour appuyer ses propos et gager son honnêteté si son interlocuteur en doutait. Elle n'était pas du genre à mentir et ses yeux reflétaient bien ça.

Ils étaient en train de s'expliquer et ce n'était pas plus mal, ils étaient calmes, cordiaux entre eux... Il n'y avait pas de raison pour que ça se termine mal. D'autant qu'ils étaient entre adultes conscients et responsables de leurs actes. Ils allaient enfin mettre fin à leurs malentendus et ça, ça rassurait grandement la jeune femme, elle était visiblement plus détendue qu'au début de la discussion, moins crispée, elle disait ce qu'elle pensait, il n'y avait plus de raison qu'elle soit nerveuse ou mal à l'aise à présent, au contraire.

- J'aime bien plaisanter hein sinon... Rassure-toi. C'est un gros malentendu entre nous en fait... Je souris beaucoup en fait et j'avais l'impression que, parce que tu ne souriais pas systématiquement, bah... ça t'embêtait ou tu ne m'aimais pas... C'est idiot en fait...

Elle lui adressa l'un de ses plus beaux sourires pour détendre l'atmosphère et pour montrer qu'elle ne rechignait pas à la plaisanterie. Elle espérait sincèrement que ça marche.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Sam 10 Sep - 22:16


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Il l’entendit s’excuser. Et s’excuser encore. Et être affligée. Lui ne voulait pas ça, il avait déjà assimilé, tiré des leçons de l’histoire et basta. Le slave n’avait pas vraiment la patience pour l’écouter être mortifiée par son acte. Lui qui ne regrettait rien. Ou voulait croire qu’il ne regrettait rien. Ça l’ennuyait assez ses excuses, déjà parce qu’il ne lui en voulait pas vraiment. Aussi parce que par moment il n’avait pas beaucoup de patience. Au moins le regardait elle en face, sinon elle l’aurait sans doute complètement perdu. Au moins il s’accrochait à son regard, ce qui était déjà une chose. Donc au moins il entendait, il la voyait, il avait l’air plutôt sérieux, une des choses qu’il savait vraiment bien faire, en soi. N’empêche que lorsqu’elle cessa de parler il ne savait pas quoi lui répondre vraiment, il n’était pas sûr d’avoir tout bien capté. Ça lui revint cependant, d’accord, elle était troublée par son expression, peut-être avait-il une forme de « resting bitchface », du moins il savait qu’il ne souriait pas comme elle. De toute façon, pensait-il, le sourire perd de sa valeur si c’est pour sourire tout le temps. Il la regarda, constata qu’elle avait encore ce genre d’expression, et ne sut dire si c’était juste son visage normal ou si elle était particulièrement de bonne humeur.

Entre eux, tout se jouait dans les attitudes. Ils n’avaient pas les mêmes codes. Lui avait des expressions simples. On savait quand il était vraiment content, normal, ou encore en colère. Certaines expressions se lisaient très aisément, mais il arrivait qu’il décidé de ne rien laisser paraître, afficher un visage neutre pour cacher d’autres choses. Le slave ne mentait pas avec son visage. Au mieux, il ne savait que dissimuler. Toute sa gestuelle et son sens des attitudes restait dans un registre d’un seul bloc. Ce qui n’était pas peu dire vu comment il était massif. Rarement, ce trait avait été pointé du doigt, parce qu’il était souple et avenant en société. Jusque-là cela ne lui avait même jamais posé problème.  Sauf qu’elle, elle était trop différente, dans son entièreté, dans ses dents blanches qui s’alignaient devant les yeux chaque fois qu’elle était présente, dans ses gestes généreux, dans son regard pétillant. Elle s’exprimait différemment, des choses différentes la troublaient ou l’amusait, son fonctionnement profond était tout à fait dissemblable.

Tout cela le laissait profondément perplexe à y réfléchir.

- Je ne t’en veux pas. Je veux simplement qu’il n’y ait pas de problèmes et je peux comprendre tout ça.

Comprenait-il vraiment ? Il y avait matière à en douter. C’était plus le genre de phrases convenues qu’il aimait utiliser, parce qu’elles évitaient de se casser la tête et qu’elles faisaient plaisir. La plupart du temps qu’il disait cela cependant il faisait au moins l’effort d’accepter, même si il ne comprenait pas vraiment. Il balaya tout ça d’un geste de la main rapide, ayant pour but de clôturer une discussion qui lui semblait achevée.

- Du coup, le plat est prêt, donc on peut se mettre à table ?

Manger cela lui semblait une bonne idée. Chacun y trouverait son compte, puis ce serait fait. Lui il mangeait vite en général. Il pouvait passer du temps à table mais mangeait très rapidement. Joignant le geste à la parole, il commença à dresser la table. Son regard revint vers elle de temps à autre. Pour une fois, il se disait vraiment qu’il avait un effort à fournir. Le croate ne désirait pas trop parler pour ne pas dire quelque chose d’inconvenant dans cette situation. Cependant il ne fallait peut-être pas laisser trop de silence, pas maintenant, c’était gênant.

- Les phrases de tout à l’heure en croate c’était les paroles d’une chanson.

Il déposa le plat sur la table.

- Je n’ai jamais vraiment été un grand virtuose des mots en anglais. Il y’a des choses qui viennent plus spontanément dans la langue natale. Ça a dû être un peu ridicule.

Tomislav se servit de l’eau à nouveau puis coupa des parts. Il s’assura que tout était bien du côté de l’africaine avant de s’assoir.

- Je pense sérieusement que t’es une fille bien, tu sais.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Sam 10 Sep - 23:29

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— Tomislav is in the kitchen —
Lorsque le silence retomba dans la pièce, Nothembi ne put s'empêcher de pousser un léger soupir de soulagement. Au moins l'affaire était close dès à présent et leurs différends étaient réglés, différends qui n'avaient pas lieu d'être et qui semblaient bien ridicules aux yeux de la Sud-Africaine à présent.
Enfin... Maintenant cela appartenait au passé et il fallait se concentrer sur l'avenir. Elle se promit de faire en sorte que ce genre de choses ne se réitèrent pas, non seulement avec lui mais aussi avec les autres... Elle ne tenait pas à paraître pour une fille dont la conduite se faisait dicter par ses émotions bien que beaucoup devaient le penser avec les événements de ces derniers jours.

Elle coupa l'échange visuel qui pour elle s'éternisait. Elle n'allait pas le regarder dans les yeux jusqu'au bout de la nuit quand même.
Mais elle se sentait mieux, beaucoup mieux, elle était de meilleure humeur, elle tapotait joyeusement ses doigts sur la table dans un rythme qu'elle avait en tête actuellement. Finalement, ce n'était pas une siii mauvaise idée d'avoir accepté la proposition du slave. A présent elle savait que ce n'était pas de sa faute à elle s'il ne souriait pas en retour et que finalement, il n'avait pas tant d'appréhension pour elle que ça.

- C'est lekker qu'on ait pu s'expliquer... Et oui, passons à table !  

Un sourire prit place sur ses lèvres, cette fois trahissant sa sincérité à travers la douceur de l'expression faciale qu'elle avait revêtue.

Vint alors le moment de dîner. D'aucuns serait gêné de dîner de la sorte en tête à tête avec une personne que l'on ne connaissait pas plus que ça et avec qui l'on viendrait de se réconcilier - était-ce seulement le terme adéquat ? - mais Nothembi se sentait plutôt bien, elle était détendue et c'était une première avec tous les événements de ces derniers jours. Bien entendu, ce n'était pas comme ce qu'elle ressentait lorsqu'elle goûtait aux vagues du jour sur une planche mais ce n'était pas loin.

Elle était du genre à manger beaucoup et relativement rapidement, bien sûr, elle gardait ses manières, ce n'était pas une sauvages, mais elle aimait aussi discuter pendant un repas, débattre de nombreux sujets. Après tout, ses parents l'avaient élevée ainsi tout comme ses sœurs ainsi il ne se passait pas un repas sans que les esprits s'échauffent autour d'un sujet, souvent de manière cordiale évidemment, les avis s'affrontaient et se confrontaient et cette habitude avait fait des filles Mkhize des championnes des débats de table. Enfin en exagérant un peu. Mais chacune savait exprimer facilement ses idées et les défendre coûte que coûte avec des arguments solides.

Le repas avec le croate fut loin de se dérouler dans un mutisme gênant, au grand soulagement de Nothembi, lui aussi semblait éviter un silence pesant entre eux.

- Une chanson ? Et elle voulait dire quoi en gros ?  

Elle était curieuse et ses yeux trahissaient cette envie de savoir soudaine.
Elle haussa les épaules avec un léger sourire en l'entendant dire que ce qu'il avait fait était ridicule.

- Je sais qu'on ne peut pas traduire exactement, la mentalité est souvent différente d'une langue à l'autre... L'anglais n'est pas ma langue maternelle donc... Je sais de quoi je parle... Je ne trouve pas ça ridicule... Enfin après si cette chanson parle de choses absurdes comme un clown qui chevauche une licorne dans un champ de guimauve... Oui c'est ridicule.

Elle rit de bon cœur en portant son verre à sa bouche, encline à la plaisanterie, en le regardant faire pour servir et elle manqua de s'étouffer en avalant le liquide de travers quand elle l'entendit dire qu'elle était une fille bien. Elle toussa un peu.
Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Qu'insinuait-il ?
En tout cas, une fois son souffle repris, elle ne resta pas de marbre face à ces paroles, elle se sentit rougir et se mordillait l'intérieur de la joue comme elle le faisait souvent.

Que répondre à ça ?

Dire : "Non. Pas vraiment" ? Elle en était tentée. Il ne la connaissait pas assez après tout... Si ça se trouve, elle n'était pas si bien que ça comme fille.
Ou alors "On me l'a souvent dit" mais ça, elle n'était pas sûre si les autres mentaient ou non et ça faisait assez présomptueux en réalité.
Elle se contenta d'esquisser un bref sourire, les yeux rivés sur son verre d'eau qu'elle faisait tourner sur la surface plane de la table.

- Oh. Merci... C'est gentil de ta part !

Elle n'allait pas en rester là... Peut-être devrait-elle dire autre chose...

- T'es lekker comme gars aussi... Enfin... tu es très agréable, je le vois au Café comme tu discutes avec les autres et comme tu te soucie des gens quand ça ne va pas... J'en ai fait l'expérience. J'apprécie vraiment de t'avoir comme collègue.

"Bravo, Nothembi. Tu pourrais réfléchir avant de parler et de dire des imbécillités pareilles. Isilima."

Elle se sentait idiote, ça y'est... ça se passait trop bien pour être vrai, il fallait qu'elle foire tout.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Dim 11 Sep - 10:45


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- Des trucs un peu romantiques, mais bon, j’avais juste ça en tête, faut pas chercher.

Il ne s’éternisa pas sur le sens de ce qu’il avait pu dire, parce que cela pouvait être un peu gênant, elle pourrait le prendre au pied de la lettre et ce n’était pas le but. Tomislav avait juste balancé ça comme ça, parce que ça sonnait bien, c’était des jolies choses et aussi parce qu’il n’avait pas réfléchi du tout. Il rit lorsqu’elle dit que « si ça parlait d’un clown chevauchant une licorne ». Chez lui il y’avais des thématiques qui étaient à message la plupart du temps, donc c’était amusant d’imaginer quelque chose qui était aussi bête que ça dans une chanson. En tout cas il coupa des parts égales pour eux deux, laissant l’équivalent de la moitié dans le plat, pour pouvoir resservir à loisir.

Le slave la vit s’arrêter à sa remarque, comme s’il avait dit un truc extraordinaire. Ça n’impliquait rien être quelqu’un de « bien ». C’était relativement flou et vague, ça laissait la place à beaucoup d’interprétation. Pour lui, c’était surtout un témoignage qu’il appréciait sa présence et l’estimait. L’estime chez le croate, passait surtout par le fait qu’il la savait posséder certaines qualités et valeurs qu’il jugeait bonnes, malgré tout. Elle avait baissé les yeux vers son verre d’eau. Les échanges visuels c’était une des choses qu’il avait tendance à remarquer. Lui, avait tendance à regarder ses interlocuteurs en face, les yeux généralement pas ouvert au maximum, ne cherchant pas à se dérober. Tout ce qui tenait aux échanges de regard, il le percevait comme des relations de force, de sincérité et du fait d’être à l’aise ou non. Pourtant habituellement, pour tout ce qui était du reste, il ne décryptait pas les attitudes. Il commença à manger.

Nothembi se remit à parler. Toujours avec ce « lekker », ce mot qui voulait tout dire et dont toutes choses pouvaient se retrouvées affublées. Enfin, il avait décidé de passer outre, après tout c’était une expression positive, quelque chose d’étranger certes, mais rien à blâmer. En tout cas, d’une façon ou d’une autre, il sentait flatté par les paroles de la jeune femme. Le croate faisait des efforts et aimait qu’on les reconnaisse. Des efforts… Peut-être pas tout à fait en vrai. Il avait toujours été de son tempérament d’être protecteur, ayant en quelque sorte une espèce de complexe de la protection. Il lui était même arrivé de faire des bêtises avec ça, de se faire manipuler par des gens qu’il jugeait bon de protéger. Surtout qu’il n’avait parfois pas beaucoup de mesure. On trouvait que c’était une belle qualité chez lui, qui en devenait un défaut à bien des occasions.

- Hé bah, il faut dire que c’est un job qui me plait. J’aime bien parler, plaisanter, être au contact des autres en général. Enfin, merci c’est gentil.

Il lui souriait, depuis le moment où ils avaient commencé à parler de choses sympathiques. Le slave avait un sourire très franc et doux, puis quand on le connaissait un peu, on savait que c’était celui qui venait tout seul. Tomislav avait, en discutant, mangé une bonne partie et il trouvait ça satisfaisant pour lui-même, mais peut être que la cuisson n’avait pas été assez longue, et qu’il manquait une pointe de sel. En même temps, toutes les quantités de la recette étaient données à l’œil, sa mère sachant intuitivement ce qu’il fallait mettre ou pas et lui il se débrouillait tout juste à côté.

- Sinon, tu trouves ça comment la cuisine croate, c’est à ton gout ?


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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Dim 11 Sep - 14:06

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— Tomislav is in the kitchen —
Elle réfléchit en l'écoutant, elle n'allait pas insister au sujet de la chanson. Mais pourquoi a-t-il dit de telles choses ? Tous deux se connaissaient assez peu et parler de "romantisme" à ce moment était quelque peu déconcertant selon la Sud-Africaine, surtout qu'ils venaient de se réconcilier. Bien entendu, elle flirtait de temps à autres, elle aimait bien ça, faire quelques allusions, en soirée surtout après quelques verres quand elle se sentait joyeuse... Mais elle ne pensait pas à le faire dans un contexte tel que celui actuel. Elle se posait à présent des questions à ce propos. Elle secoua légèrement la tête pour chasser ces pensées, elle a dû mal comprendre ses paroles depuis tout à l'heure. Elle devait imaginer des choses, elle n'allait pas en parler tout de suite parce que ce serait maladroit et très très gênant. La situation là était d'ailleurs plutôt gênante pour Nothembi, elle chercha un autre sujet de conversation pour passer à autre chose avant que la gêne de la jeune femme soit trop visible et qu'elle ait à l'expliquer.
A dire vrai, le moindre compliment la mettait dans un état pas possible parce qu'elle était quand même dure avec elle-même malgré son apparente assurance et savoir que quelqu'un pensait telle chose positive d'elle la touchait profondément.

Heureusement ils partirent sur le sujet du travail. Ô soulagement.

- Oui, il me semblait que tu aimais beaucoup travailler au café, c'est super !

Elle remarquait qu'il souriait bien à présent, cela la rassurait quelque peu, s'il souriait de façon pas très spontanée, ça voulait dire que lorsqu'il le faisait, il était content et cela ravissait la sud-africaine qui était davantage de bonne humeur en le voyant apparemment joyeux. Elle dégusta le repas, ce n'étaient pas des saveurs auxquelles elle était habituée mais force est de constater qu'il cuisinait bien et ce repas était davantage appétissant que le pauvre pain de mie qui n'avait même pas été grillé recouvert de vegemite. Elle appréciait le met et lorsque le croate lui demanda ce qu'elle en pensait, elle dit sans mentir.

- C'est lek... enfin très bon ! Mes compliments au chef !

Elle avait déclaré cette dernière phrase avec un geste admiratif qu'elle avait souvent vu dans les films et quelque peu cliché. Déposer son index et son pouce sur ses lèvres avant de les décoller dans un petit bruit.

Mais la sud-africaine avait également remarqué le visage quelque peu indifférent du slave quand elle utilisait le terme "lekker". C'était un automatisme linguistique mais elle se promit de faire l'effort d'éviter de l'utiliser le plus possible, autant pour elle ce terme était fort et rempli de sens, un mot qui voulait tout dire, un vrai compliment...
Autant elle en doutait pour les autres.
Quiconque n'était pas sud-africain ne voyait en "lekker" qu'un mot et au plus, une expression positive. Pour elle c'était bien évidemment plus que ça, c'était l'idée d'un paroxysme, de quelque chose de plus que génial. C'était le meilleur compliment que l'on puisse faire.

Alors quand elle voyait les autres ne pas réagir tant que ça à l'évocation de ce mot, Nothembi ne pouvait s'empêcher de faire une petite moue déçue parce que pour elle, c'était vraiment ce qu'elle voulait dire, ce qui exprimait le mieux son idée.

- Pardon d'utiliser "lekker" si souvent... Je sais que les non-saffers ont rarement conscience de ce que veut dire ce mot pour nous mais... En comparaison je trouve les autres adjectifs plats, c'est pour ça que j'utilise ce mot... Il est plus fort que "génial" ou "super" à mon sens...

Le compliment le plus fort qui existe pour un sud-africain... En ne comptant pas qu'on dise de quelqu'un qu'il est "beau comme l'herbe humidifiée par la rosée" qui était quand même le must en matière de compliment mais ça, Nothembi ne s'attendait pas à l'entendre ici, ni même de toute sa vie. C'était un peu niais comme expression, il fallait l'avouer.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Mar 13 Sep - 8:54


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Il était presque certain d'avoir entendu sa réponse dans un film. Mais alors lequel... Impossible à retrouver. Mais il prit le compliment pour ce qu'il était et par conséquent était très satisfait. Il pourrait donc refaire ce plat au cas où. Le slave se resservit une part pour lui-même, ainsi que pour elle. Il ne demandait pas à l’africaine d’être obligée d’accepter, mais il n’avait pas toujours l’habitude de demander avant de faire certaines choses. Partant du principe que lui avait encore faim, il en était surement de même pour elle. En lui indiquait qu’elle appréciait, elle avait eu ce petit geste comique avec ses doigts qui avait tiré un petit rire au croate. Une fois à l’aise, il était généralement bon public.

Puis ensuite elle lui fit un petit exposé sur « lekker », qu’il écouta avec attention et plus de patience que le reste. Il ne comprenait pas pourquoi elle s’excusait d’utiliser un mot, ceci dit. C’était normal, elle cela lui parlait, mais pas lui. Tomislav n’allait pas s’excuser de donner du « bože dragi » quand il le faisait à l’occasion, même si il y avait peu de chance pour que ça parle à tout le monde. Après c’est vrai qu’on avait peut-être moins l’occasion de dire « mon d.ieu » qu’un truc pouvant remplacer « bien » ou « super » mais il ne voyait quand même toujours pas pourquoi elle en faisait toute une histoire. Ce n’était pas parce que lui, ou les « non-saffer » ne saisissaient pas tout le sens que ça pouvait l’obliger à quoi que ce soit. En tout cas, du point de vue du croate, elle ne pouvait raisonnablement pas s’étonner de cet état de fait. Il eut un petit mouvement d’épaule pour accompagner sa déclaration. Puis, il répondit calmement :

- Tu ne vas pas t’excuser parce que je ne comprends pas ou que les autres ne comprennent pas, ça n’a pas de sens. Utilise ce mot si tu veux, mais tu ne peux pas t’attendre à ce que tout le monde capte ta langue comme il faut. Mais je sais que ça c’est un truc bien, que ça peut parfois se rapprocher de « mrak » en croate. Ce que je ne saisis pas c’est pourquoi tout le temps ? Si c’est un compliment si fort ça veut dire que tout ce qui t’entoures est génial avec le même degré ? C’est comme le fait de sourire tout le temps, comment on en reconnait ce qui est mieux ou moins bien, ce qui plait vraiment ou pas ? Après, j’imagine que toi, chez toi c’est comme ça et tu sais comment tout ça fonctionne, mais moi ça me perd un peu.

Il marqua une pause le temps de boire à son verre d’eau. Quitte à avoir un échange un peu sérieux, autant y aller vraiment. Certes, parfois certaines choses l’exaspéraient chez la sud-africaine, mais il préférait mettre ça sur le compte des divergences culturelles.

- Ce n’est pas un reproche. Surtout que je ne suis certainement pas le meilleur pour en juger. Mais au même titre que je vais faire des choses dont tu ne saisiras pas tout le sens, tu dis ou fait des choses qui me sont étrangères. Et tu n’as pas besoin de te justifier pour ça, parce que c’est normal. Ça nous rend pas mieux ou moins bien que l’autre, ça nous rend juste différents.

Tomislav regardait Nothembi dans les yeux, l’air particulièrement sérieux. Elle avait beaucoup trop tendance à s’affliger à son gout, par moments. Il préférait qu’elle intègre que si elle-même se juge mal, ça pourrait pousser les autres à faire de même. Il avait le souvenir de son père qui lui répétait souvent plus jeune qu’il devait avoir confiance en lui, comme ça les autres auraient également confiance en lui. Qu’il se dût de braver ses problèmes et inquiétudes personnelles seul parce que personne ne le ferait à sa place. Le croate, ayant toujours admiré ce vétéran qui lui servait de figure paternelle l’avait pris au mot et décidé d’appliquer ces préceptes. Ceci dit, il ne forçait personne à suivre la même voie, mais jugeait cela important pour mener une vie.


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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Mar 13 Sep - 22:04

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When we don't work together

— Tomislav is in the kitchen —
Nothembi s'était rendue compte trop tard qu'elle était vraiment ridicule à dire tout cela depuis tout à l'heure. Du moins, elle se sentait idiote, ces temps-ci elle ne savait pas ce qui la prenait, peut-être était-ce les événements récents qui la tourmentaient et ne la faisaient pas se rendre compte de ce qu'elle disait. Enfin si, elle était parfaitement consciente de ce qu'elle disait mais elle se rendait compte a posteriori que ce n'étaient pas les meilleures discussions qu'ils pourraient avoir avec le slave, pour elle la discussion était close, elle n'allait pas répondre à ça... Qu'est-ce qu'elle pourrait dire après tout ?
Elle n'allait pas encore s'excuser, de quoi aurait-elle l'air ?
De même, dire qu'il s'agissait là d'un automatisme linguistique était complètement inutile parce que tout le monde le savait tellement elle disait ce mot.
Mais elle se promit intérieurement d'arrêter.

Elle voulait vraiment que leur relation s'améliore, c'était en si bonne voie jusque là... Qu'ils soient amis serait bien, mais si c'était trop une relation cordiale suffisait. Elle arborait à présent un visage bien sérieux pendant qu'elle l'écoutait. Elle n'était pas énervée, elle était calme. Ils mettaient les choses au clair et quitte à ne pas expliquer le lekker sans être maladroite, elle pouvait sans mal expliquer le fait qu'elle souriait souvent et elle le dit en le regardant dans les yeux, toujours, pour appuyer ses propos.

L'idée était de donner une meilleure image d'elle-même. Elle se sentait pitoyable à en voir comme elle agissait ces derniers jours, surtout sous l'impulsion du stress. Ce n'était pas très logique mais son interlocuteur ne semblait pas très cohérent dans ses actes et paroles non plus d'après ce qu'elle en avait vu, normalement ça ne devrait pas poser de problème.

Chaque chose en son temps, elle décida de clarifier l'histoire du sourire.

- Si mon habitude de sourire beaucoup te gêne je peux essayer de calmer ça... C'est juste que mon sourire est sans doutes la chose que j'aime le plus chez moi, la chose dont je suis vraiment la plus fière parce que l'on m' beaucoup complimentée dessus à la différence du reste de mon physique. Je souris souvent, oui je sais, je m'en rends compte... Mais je peux avoir l'air sérieuse aussi. Comme maintenant. Je reste quand même honnête avec mes émotions. Je ne vais pas sourire quand quelque chose ne me plait pas, en général c'est pas difficile de me mettre de bonne humeur ou de me faire sourire... Certains trouveraient ça niais ou naïf mais en Afrique du Sud, la vie n'est souvent pas facile du coup on sourit pour se remonter le moral comme on danse ou on chante... Puis je préfère sourire plutôt que dire des idioties comme je ne cesse de le faire depuis tout à l'heure.

Un peu d'autodérision ne faisait pas de mal et elle le faisait assez facilement.
Voire trop facilement parfois.

- Enfin bref... Quitte à ne pas parler, un sourire passe mieux. On se sent rassuré... Enfin je dis ça pour mon point de vue personnel. Tu m'as dit que tu ne souriais pas spontanément. Personne n'a le même point de vue et heureusement. Personne n'est pareil et heureusement.

Elle tapota des doigts sur la table.

- Je ne voudrais vraiment pas qu'on soit en mauvais termes surtout pour des trucs aussi bêtes sur fonds de différences culturelles, on vient tous de pays différents donc c'est ridicule, moi je trouverais ça dommage. Honnêtement t'as l'air vraiment cool comme gars, je l'ai dit et je le pense.

Quitte à être honnête autant l'être jusqu'au bout.

- Sinon c'est pas grave, je t'en voudrai pas, je ne suis pas rancunière, absolument pas. Et si ça te dérange pas je veux bien encore de... ? Comment ça s'appelle ? C'est fait avec quoi ? Parce que j'aime beaucoup.

Elle se montrait alors curieuse, plus confiante en elle, plus naturelle. Elle faisait tourner son assiette entre ses doigts fins, elle avait bon appétit et elle ne s'en cachait pas.

- Si je savais cuisiner, j'aurais pu te faire goûter une spécialité sud-africaine sauf que je n'aime pas ça... Enfin je peux essayer après mais ça risque d'être décevant. Sauf pour les desserts ! C'est ma came ça, j'aime bien tout ce qui est sucré. Bah tu as dû remarquer tout le miel que je mets dans mon rooibos personnel au café...

Elle regarda l'heure rapidement sur son portable avant de se resservir de l'eau et de faire signe au croate pour demander s'il voulait aussi boire.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Mer 14 Sep - 16:39


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Le slave mangeait, de temps à autre quand le silence se faisait entre les prises de paroles. Cela ne l’empêchait pas d’aller vite. Il ne cherchait pas spécialement à en finir vite en plus. Il regarda un moment par la fenêtre et remarqua qu’il faisait maintenant nuit. Bon ils avaient passé du temps tous les deux, il n’avait même pas remarqué que le jour avait tout à fait pris fin. Du coup il écouta paisiblement ce que sa camarade avait à dire. D’ailleurs, il essayait de faire attention de manger avec toutes les manières qu’on lui avait enseignée pour par passer pour un sauvage.

- Non mais je ne te le reproche pas hein. Change rien c’est très bien. Je veux dire, tu ne vas pas changer du tout au tout parce que je n’ai pas un système de compréhension automatique intégré.

Il rit de bon cœur. Ce n’était pas grave, il n’y avait pas besoin de se tracasser ou de se retourner la tête. Elle n’avait pas à s’en prendre à elle-même pour rien, le croate était comme ça et c’était tout, il n’était pas intolérant à défaut d’être un peu lent à la comprenette sur certains sujets. Il n’était qu’un jeune idiot comme un autre après tout.

- C’est vrai que tu as un joli sourire. Puis le fait que je ne souris pas c’est pas un point de vue, c’est plus autant chez moi quand il n’y a pas matière à, on est un peu comme ça quoi. Enfin, mon père encore plus, c’est pour ça qu’on dit souvent que je tiens de lui. Mais heureusement pas totalement.

Parce que son père par moment ça pouvait être la plus belle tête de mule de toute la Croatie. Et ce n’était pas peu dire, vu le peuple de gens têtus qu’ils pouvaient faire par moment. Il se souvenait même du jour où il avait refusé strictement de prendre une voiture parce qu’elle avait une plaque serbe. Cela avait posé une grande polémique familiale, sa mère voulant qu’on arrête la haine anti serbes qu’il instillait dans cette maison. Il fallait dire que lui, Tomislav, avant d’avoir son premier pote serbe et de découvrir leur musique – qu’il écoutait en cachette – Il pensait vraiment à en écouter son père que c’était des gens mauvais. Bref, il se félicitait de lui ressembler quand même, mais pas à outrance.

- On n’est pas en de mauvais termes... Enfin je crois ? Tout va bien non ? En tout cas c’est sympa de ta part.

Le slave souriait parce qu’il ne se posait pas plus de questions que ça. Elle lui faisait des compliments, donc tout allait bien. Puis il était flatté qu’elle aime son plat.

- Alors c’est un burek à la viande (voir ici). C’est la pâte feuilletée avec de la viande, des pommes de terre, des oignons et quelques épices… Je ne le fais pas souvent parce que ce n’est pas le plat le plus facile, il faut respecter un certain ordre pour les choses. Pour la petite histoire c’est un plat d’origine ottomane, apporté par les turcs qui envahissaient les Balkans à une époque. Mais bon, même si les croates les ont repoussés on a gardé beaucoup de plats venant d’eux parce que sans se mentir, c’est très bon.

Il acquiesça pour se faire servir de l’eau après tout, il avait un peu soif avec tout ça.  

- Essaye de faire des gâteaux oui, c’est toujours bien, si tu sais faire. Moi je ne suis jamais réticent à gouter d’autres formes de cuisine en tout cas. Puis la cuisine sud-africaine c’est un grand mystère pour moi.

Sans mentir, il avait des gouts très diversifiés en matière de cuisine. Seules choses pouvant le bloquer étant ce qui était trop sucré-salé. La nourriture asiatique encore il pouvait, c’était sa limite dans le domaine. Et encore pas toute la nourriture asiatique. Mais tout le reste allait.

- Je t’ai vu regarder ta montre, tu dois partir bientôt ? Moi j’ai un truc avec le club de foot dans pas trop trop longtemps je crois. En ce moment c’est vraiment la grosse période avec tout les nouveaux tu sais. On en sort pas.

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MessageSujet: Re: When we don't work together [Cuisines] [No']   Dim 18 Sep - 23:11

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When we don't work together

— Tomislav is in the kitchen —
Une fois assurée que la situation ne s'était pas tendue à nouveau, un sourire ourla à nouveau les lèvres pleine de la sud-africaine, celui-ci s'agrandit davantage quand le slave la complimenta sur son sourire.
L'heure passait oui, sans qu'elle ne s'en rende trop compte. Elle trouvait cela agréable de discuter avec le slave tout compte fait, quand ils ne se disputaient pas pour des trivialités, c'était un instant plaisant pour tout dire mais plus ils restaient longtemps, plus les sujets de discussion venaient moins naturellement, il était sans doutes temps de prendre congé. Elle servit de l'eau au slave.

- Je pense que je ne vais pas tarder en effet. J'ai pas mal de travail qui m'attend au niveau de la fac. C'est vrai que le début de l'année est chargé, avec les nouveaux dans les clubs dont il faut voir le niveau, c'est la même chose en natation. Et c'est vrai qu'en dehors des braais, la cuisine sud-africaine n'est pas très connue dans le monde. Qu'à cela tienne ! Je t'apporterai des pâtisseries sud-africaines un de ces jours alors si ça te dit et si tu est assez courageux pour en manger.

Elle rit à cette dernière phrase pour appuyer sa plaisanterie puis s'étira longuement sur sa chaise en grognant un peu avant de passer une main sur sa nuque en l'entendant craquer avec une grimace douloureuse. Elle irait nager le lendemain pour se détendre. Ou surfer. Elle n'avait pas encore décidé quoi faire.
Elle travaillait dur mine de rien. D'aucuns diraient qu'elle n'en avait pas l'air à bouger partout, à faire des activités un peu folle, à travailler au café. Ses parents l'avaient habituée au travail acharnée, disant qu'il était impossible de parvenir à quoi que ce soit sans fournir d'efforts, ils avaient fait preuve d'une réelle sévérité dans l'éducation qu'ils avaient dispensée à leurs filles mais pour leur bien. Mais c'était là un fait bien connu, les parents sud-africains étaient sévères, parmi ceux qui l'étaient le plus au monde.

Lorsqu'il n'y avait personne au café, elle en profitait pour faire une pause dans son service et travaillait ses cours, cela arrivait bien plus souvent qu'on pouvait le croire les creux au cours d'une journée.

Elle se redressa et le regarda dans les yeux avant de lui offrir un de ses plus beaux sourires.

- En tout cas j'ai passé un très bon moment avec toi ! Merci.

Elle se leva, ses pieds au contact de la fraîcheur du carrelage lui arrachèrent une petite grimace. La sud-africaine débarrassa alors ses couverts et les mit dans le lave-vaisselle d'un pas léger. L'étudiante en médecine se dirigea ensuite vers la sortie et se tourna, lui faisant un dernier petit signe, toujours avec ce même sourire avant de s'éclipser vers sa chambre, plus qu'heureuse de ce petit repas.


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